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mercredi 7 décembre 2022
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DomicileÀ lireEnjeu prioritaire

Enjeu prioritaire

Si Andry Rajoelina avait déclaré qu’il soutenait Jean Louis Robinson, ce dernier devrait-il aussi être disqualifié ? Le président de la Transition peut dire ce qu’il veut mais tant que les faits n’apportent aucune preuve, les plaignants peuvent toujours courir.  On ne peut disqualifier un candidat avec une simple déclaration d’intention.  Toujours est-il que la Cour Electorale Spéciale a rendu hier sa décision de rejet relative à la requête de disqualification du candidat Hery Rajaonarimampianina.  Aucune des accusations évoquées par le requérant Andrianjo Razanamasy n’a été retenue par la Cour.  Le candidat de force nouvelle reste en lice pour le second tour de par les résultats provisoires promulgués par la Ceni-T et en attendant les résultats définitifs.

Enjeu prioritaire

             La disqualification n’est plus à l’ordre du jour comme toutes les illusions des uns et des autres. Par contre, la démission du président de la Transition l’est encore dans les conversations du public après sa déclaration de soutien à Hery Rajaonarimampianina. Mais apparemment aucune requête réelle à cette fin n’est parvenue à la Cour Electorale Spéciale qui peut, bien sûr, se saisir, si elle pense que c’est nécessaire. Mais comme la Transition tire à sa fin,  la recherche de la démission  d’un chef d’institution est moins urgente que la préparation du second tour de l’élection présidentielle. Elle  ne représente pas une priorité. L’ordre du jour devrait revenir aux alliances politiques déterminantes que les candidats en lice négocient en catimini. Mais après l’évacuation  de « la disqualification », les négociations de soutien et de report de voix seront plus âpres auprès des candidats battus surtout les bien placés, Hajo Andrianainarivelo et Roland Ratsiraka qui sont plus ou moins à égalité autour de 10 %.

L’enjeu prioritaire du second tour demeure  toutefois la transparence dans l’organisation et le traitement des résultats. La population veut des élections sincères et sans fraudes pour entrer dans une nouvelle République.  Le premier tour a eu sa part de volée de bois vert à cause des défaillances et des imperfections  bien que le scrutin se soit déroulé sans incidents graves  et dans le calme.  Les listes électorales mal faites contenaient encore de nombreux doublons malgré les assurances de la Ceni-T sur la qualité de leur travail. Elles ont exclu un grand nombre d’électeurs dont la réintégration pour le second tour risque ne pas être sans conséquence.  Des électeurs ont été en possession de cartes électorales alors qu’ils ne sont pas inscrits sur les listes.  Tous ces faits pouvant  être source de fraudes ont suscité la méfiance envers les résultats et leur traitement informatique. La Ceni-T a promis d’apporter des améliorations mais les candidats doivent veiller à ce que   la transparence soit respectée du début jusqu’à la fin. Que les résultats par bureau de vote soient publiés en temps réel !

Zo Rakotoseheno 

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