- Publicité -
dimanche, mai 22, 2022
DomicilePolitiqueAffaire Mahajanga : Risque d’affrontement entre Sakalava et Tsimihety

Affaire Mahajanga : Risque d’affrontement entre Sakalava et Tsimihety

Les « Zanaka Sakalava » se disent prêts à verser leur sang pour réclamer justice.

L’affrontement meurtrier entre les Forces de l’ordre et les étudiants de l’Université de Mahajanga risque de tourner en une guerre tribale entre Sakalava et Tsimihety. En effet, si l’on se réfère à la déclaration des Raiamandreny issus de la Province de Mahajanga, rien ne va plus entre ces deux tribus. Au cours d’une conférence de presse organisée hier à Anosy, Ibrahim, Vice-président de l’Association « Filongoan’ny Sakalava Mahajanga », Alain Nestor, Représentant des jeunes issus de la Région Boeny, Amisy Tibotibo Représentant des parents d’élèves à l’Université d’Ambondrona et le Prince Abdul Karim ont fait savoir que les conflits entre ces deux tribus ne datent pas d’hier. Pour eux, les natifs de la Région Sofia ont provoqué cet affrontement pour souiller l’image des Sakalava. Cette affaire a donc un dessous politique qui a pour objectif de réclamer le départ du président de l’Université et du Chef de Région. « Ce n’est pas normal que les cadres issus de la Région Sofia ont déjà envisagé la mise en place d’un Comité ad hoc au cours de leur réunion qui s’est tenue le dimanche 12 janvier après-midi alors que la mesure de suspension du président de l’Université n’a été officialisée que vers 21 heures », ont-ils martelé. Avant d’ajouter que « les 3 ministres qui ont fait le déplacement à Mahajanga pour résoudre le problème ont refusé de rencontrer les Zanaka Sakalava ». Ils n’auraient donc écouté qu’un seul son de cloche.

Injustice. Les « Raiamandreny » venant de la Région Boeny estiment en effet que le limogeage de Rabesa Zafera Antoine est injuste. Une injustice qu’ils entendent refuser par tous les moyens. « Nous sommes prêts à verser notre sang si c’est nécessaire », a-t-on fait savoir. Une déclaration reflétant la gravité de la situation actuelle à Mahajanga, engendrée notamment par un risque d’affrontement entre deux tribus. Pour éviter le pire, les Ibrahim, Alain Nestor, Prince Abdul Karim et Amisy Tibotibo lancent un appel aux autorités afin d’annuler le limogeage du président de l’Université de Mahajanga. D’après eux, ce dernier était en mission à l’extérieur le jour de la manifestation. « Ambondrona est devenue une Université pilote depuis qu’il a occupé ce poste », a-t-on indiqué. D’après les explications, 25 % des étudiants seulement ont participé à la grève et 95 % des enseignants refusent actuellement de reprendre les cours jusqu’au retour de Rabesa Zafera Antoine. Faut-il rappeler que les cours à l’Université de Mahajanga sont suspendus pendant un mois.

Davis R

- Publicité -
- Publicité -
Suivez nous
241,227FansAimer
1,007AbonnéesSuivre
Articles qui pourraient vous intéresser