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mardi 16 août 2022
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Attentat à la grenade : Les pistes se tournent vers des prisonniers de Tsiafahy

Les pistes se multiplient et se tournent vers l’identification du numéro des lots des grenades. Des individus à la prison de Tsiafahy sont dans le collimateur…

Chose curieuse, tous les numéros des lots des grenades utilisées par les présumés terroristes et les cambrioleurs sont identiques. L’identification technique faite par la police judiciaire confirme d’ailleurs la situation. Décembre dernier, un cambriolage a eu lieu à Mahamasina. Les malfrats munis de grenades et de pistolets automatiques ont pu emporter avec eux un véritable pactole, le salaire d’un mois du personnel de  l’hôpital Befelatanana. Les présumés auteurs ont été placés à la prison de Tsiafahy à la suite de l’enquête et du déférement au parquet. Une certaine  surprise a saisi   actuellement les enquêteurs  découvrant que la grenade saisie après  cet acte correspondait  au lot utilisé  pendant l’attentat à Anosy. Loin d’être un simple concours de circonstance, les pistes sur cette affaire se tournent maintenant vers Tsiafahy, notamment sur  trois individus qui y croupissent depuis déjà trois semaines. De sources concordantes, un ordre d’extraction est maintenant en cours pour pouvoir enquêter une nouvelle fois sur ces gens. Les investigations sont co-diligentées par la police de la section des recherches criminelles et la brigade de recherches criminelles de la gendarmerie. Une source proche du dossier indique que tout est maintenant focalisé sur  le recueil de renseignements. Outre l’enquête judiciaire, une autre équipe, composée d’éléments mixtes bien entendu, a été spécialement mobilisée pour le travail de renseignement. Selon certaines indiscrétions, ces grenades proviendraient d’un camp dans la capitale.

Négligence ? Une supposition qui n’est sans doute pas sans fondement, mais qui reste pourtant à déterminer. Toujours dans ce même chapitre, la rumeur qu’une explosion pourrait se produire aurait déjà circulé à Mahamasina, le jour de l’investiture. Un officier supérieur aurait eu le renseignement et a avisé ses collaborateurs. Mais l’information, aussi vague qu’elle fût à cet instant-là, n’aurait retenu aucune attention. Le  dispositif pris assurant  une sécurité maximale au stade, et rien que le stade de Mahamasina  aurait suffi, pensait-on. « C’est seulement quand l’acte s’est produit que des responsables se sont rendus compte qu’il ne s’agissait pas d’une rumeur, nous a indiqué une source généralement informée. » Négligence ou non, le mal est fait. Nos spécialistes et professionnels sont maintenant soumis à une obligation de résultat pour élucider cette affaire. Et une omerta observée envers la presse, de la part des responsables de l’enquête est mal venue car le public a besoin de connaître l’évolution de la situation. Imaginez la douleur de ces familles qui ont vu leurs proches hospitalisés sinon décédés alors qu’elles ne sont concernées en aucun cas par la situation. Certes, il y a le secret de l’enquête à respecter, mais le public a besoin d’un minimum d’informations, ne serait-ce que la version officielle des faits, si l’on espère vraiment vivre dans une société démocratique. A méditer…

Didi Ratsimbazafy

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