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mardi 6 décembre 2022
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Centre de rééducation Anjarisoa Mahajanga : Bientôt trente ans dans la rééducation d’enfants en danger

Akany-AnjarisoaEn général, plus d’une quinzaine d’enfants mineurs ayant perpétré des vols, des coups et blessures, des attentats à la pudeur,… considérés comme des enfants en conflit avec la loi ou en danger, sont accueillis pendant deux ans dans le centre de rééducation d’Anjarisoa Mahajanga.

Géré par l’Association pour la Protection et la Sauvegarde des Enfants (ASPE) regroupant juges, avocats, et civils, cela fait maintenant presque trente ans (depuis 1986) que ce centre de réinsertion sociale des enfants mineurs a été mis sur pied à Mahajanga. Il a été créé dans le seul but de réinsérer ces enfants au niveau de la société après avoir bénéficié d’un traitement spécial complet pendant le laps de temps indiqué. Si sa capacité d’accueil est de trente enfants, celui-ci en accueille en général une quinzaine. Et actuellement, une douzaine d’enfants y sont rééduqués. Malgré leur statut, ils peuvent quand même sortir à l’extérieur de l’enceinte pour rejoindre leurs écoles, se familiariser avec leurs entourages, ainsi, devenir quelqu’un de bien. A l’intérieur, ils suivent des cours, jouent, bénéficient de formations professionnelles pour ceux  qui ont l’âge.

Pas d’incarcération. «Après le temps prévu pour la rééducation, l’on fait en sorte qu’ils puissent revenir au niveau de leurs familles ou soient accueillies dans des familles d’accueil », affirme Lalao Rakotozaza, Juge d’enfants à Boeny. Et elle continue : « En restant dans ce centre, ils sont nullement incarcérés ni sanctionnés. Ils peuvent communiquer avec le monde extérieur. Et bien au contraire, nous veillons à ce que leur relation avec leurs familles et leurs proches ne soit pas cassée. Mais le problème, c’est que parfois, les parents ne veulent plus être responsables de leurs enfants. Donc, certains enfants, en n’ayant nulle part où aller, demandent à être réintégrés dans le centre», explique cette magistrate. En fait, s’ils y sont présents, c’est uniquement par ordonnance d’un juge d’enfants, après avoir passé à la police des mœurs. A noter que ce centre fait partie des réseaux de protection des enfants (RPE) à Boeny, en partenariat avec l’UNICEF. Cet organisme des Nations Unies intervient généralement sur le plan financier et technique pour la prise en charge de ces enfants, en apportant des fournitures scolaires et des frais de scolarité pour les enfants en difficulté identifiés.

Arnaud R.

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