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dimanche 29 janvier 2023
DomicileSociétéGrossistes : Frustrés par les marchands informels

Grossistes : Frustrés par les marchands informels

Les grossistes et importateurs lors de la rencontre avec la GDI hier au Plan Anosy. (Photo Yvon Ram
Les grossistes et importateurs lors de la rencontre avec la GDI hier au Plan Anosy. (Photo Yvon Ram

La rencontre entre la DGI (Direction Générale des Impôts) et des représentants des grossistes et des importateurs s’est tenue hier au Plan Anosy. Un échange enrichissant pour les deux parties.

La frustration se fait sentir à l’endroit des grossistes et des importateurs, travaillant dans les marchés communaux d’Anosibe, d’Andravoahangy et des 67Ha. Alors qu’ils ont fermé leur boutique la semaine dernière pour revendiquer contre la descente inopinée de la DGI pour le contrôle fiscal, ils ont toutefois choisi la voie de la négociation pour obtenir gain de cause. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant, même si la DGI a reçu leurs requêtes et les a écoutés. La rencontre qui s’est tenue hier au Plan Anosy a montré un élan de solidarité des grossistes et des importateurs. Selon eux, il faut d’abord suspendre les descentes inopinées, et plutôt se concentrer sur la régularisation du paiement des patentes, ou plutôt des cartes d’identité fiscale ou d’impôt synthétique. De même, il est nécessaire d’actualiser les lois commerciales qui ne sont plus adaptées aux réalités actuelles. Les impôts devraient être forfaitaires, ce qui n’est tout simplement pas possible, selon la DGI. Les impôts devraient également être centralisés dans un seul centre fiscal.

Informels. Mais la grande frustration concerne les commerçants informels. Ces derniers représentent 80% des commerçants, et ne sont pas du tout inquiétés par ce problème de déclaration et de facture. « Nous nous sentons lésés car l’Etat nous poursuit alors que nous payons nos impôts et nos taxes. Cela affecte déjà nos prix à la vente, et bien sûr nos marges bénéficiaires » explique Germain Ranaivoarison, délégué élu des marchés d’Andravoahangy et d’Ambodivona. Déjà que plus personne ne vend selon sa carte professionnelle, car les détaillants vendent en gros et les grossistes vendent au détail. Cette lutte contre les marchands informels est une bataille commune entre l’Etat et les commerçants formels. Car finalement, si tous les commerçants étaient formels, cela apporterait le manque à gagner que l’Etat cherche à tout prix chez les commerçants.

Anjara Rasoanaivo

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