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jeudi 11 août 2022
DomicileEconomieMID : L’ariary poursuit sa dépréciation

MID : L’ariary poursuit sa dépréciation

moneyEn attendant une embellie qui proviendrait des recettes en devises sur les exportations de vanille, du tourisme et surtout des mines, la dépréciation de l’ariary inquiète au plus haut point les économistes.

Bientôt, le cap des 3300 ariary pour un euro sera atteint. Les cours devises sur le MID inquiète de plus en plus les opérateurs économiques qui craignent encore et toujours une forte dépréciation de l’ariary, laquelle provoquera encore plus une inflation qui sera évidemment difficilement maîtrisée par l’Etat. Hier encore l’euro était à 3277 ariary alors que cette devise européenne était à 3236 ariary au début de ce mois de juillet, soit une perte de 41 points en un peu plus de deux semaines. Au dollar, la monnaie américaine prend également de la distance par rapport avec une parité de 2375 ariary en début de mois, contre 2421 ariary hier, soit une perte de 46 points entre les deux dates.

Forte demande. En tout cas, même si c’était une bourde de sa part, cette dépréciation de l’ariary confirme la déclaration de Jean Max Rakotomamonjy sur la dévaluation de l’ariary. En fait, et selon d’ailleurs les précisions de Georges Tsibouris, responsable du dossier Madagascar au sein du Fonds Monétaire International, l’ariary ne fait actuellement que suivre la loi de l’offre et de la demande sur le marché interbancaire des devises. En l’occurrence, il y a actuellement, une forte demande de devises, notamment pour l’achat de carburants, alors que les offres ne suivent pas. Qui plus est, la Banque Centrale de Madagascar a déjà laissé entendre qu’il y a actuellement une baisse du niveau des réserves en devises. D’ailleurs, même si les réserves en devises s’avèrent suffisantes, le FMI n’encourage pas tellement la Banque Centrale à intervenir en injectant des devises sur le MID pour tenter de ramener l’ariary à un niveau plus compétitif.

Proche de l’équilibre. D’ailleurs, le milieu financier s’attend actuellement à une certaine embellie dans les semaines ou les mois qui viennent avec les perspectives de rentrée de devises sur les recettes du tourisme, de la vanille et surtout des produits miniers. Notamment des recettes en devises des exportations de nickel et de cobalt d’Ambatovy, qui, à elle seule est capable de ramener la balance commerciale de Madagascar, proche de l’équilibre. En somme, l’Etat adopte actuellement une politique de prudence en laissant l’ariary évoluer au gré des offres et des demandes en devises. Une politique qui pourrait apporter des avantages à long et à moyen terme, mais qui, pour le moment, pénalise fortement les consommateurs, en raison de la hausse des prix que provoque cette dépréciation continue de l’ariary.

R.Edmond

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