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mardi 28 juin 2022
DomicileCultureMôta : Surprenante au CGM !

Môta : Surprenante au CGM !

Môta, toujours aussi surprenante. (Photo : Kelly)
Môta, toujours aussi surprenante. (Photo : Kelly)

Le public ne pouvait que s’avouer « vaincu ». Son humour, ses grimaces, ses moues, sa voix, la manière dont elle fait parler son clavier… Tout le concert, du début jusqu’à la fin, a été un vrai délice. Môta a, une fois encore, frappé fort et s’est surpassée !
Aguichante, taquine, candide, presque innocente avec pourtant un air de « Kala maditra » avec sa nouvelle coupe, rasée sur le côté, Môta surprend, émerveille, coupe le souffle à chaque morceau. Le public, en permanente découverte, se laisse également entraîner, sans la moindre résistance, dans sa « folie musicale ». La chanteuse, s’est ainsi imaginée dans la peau de ces délinquants qui ne veulent plus demander pardon. Partagée entre le jazz et le slam, elle transporte ses spectateurs dans un monde à part. Accompagnée de Fy et de Njaka aux claviers, elle éblouit, tout simplement ! Jouant les tentatrices derrière son instrument de prédilection et cette fois sans aucun accompagnateur, elle dit n’avoir pas peur d’aller voir ailleurs. « Un peu en lui, un peu en toi, c’est pourquoi mea culpa ! ». Oui, ce « Fo roa » aura le mérite de toujours plaire autant. Môta prévient cependant que ce sera probablement la dernière fois que le public l’entendra sur scène. Qu’importe ! Le public ne s’en préoccupe pas et goûte à tout sans perdre, ne serait-ce qu’une miette du show. Surtout que ce soir-là au CGM, elle a invité Bambs à partager la scène avec elle sur « Nofinofy ». Très inspirées et en phase, les deux jeunes femmes ont offert un moment unique. Le public n’est pourtant pas au bout de ses surprises.

Sous toutes les coutures. Sur un air de jazz, elle donne donc vie à « Aza omenao tsiny ». Un texte de Rado qu’elle a mis en musique. Accompagnée de Njaka au clavier, elle joue seulement l’interprète, fait preuve d’une maîtrise vocale exceptionnelle. Déchirante, son interprétation est chargée d’émotion. Sur une note tout aussi mélancolique et sur un air plus classique, elle laisse parler son instrument et sa belle voix sur « Boboka », un autre titre de Rado. Oui, elle commence au piano mais finit toutefois au… cajun. Et elle s’en sort plutôt bien ! Mordue de littérature, la jeune femme a également emprunté les œuvres d’autres poètes comme Ny Avana Ramanantoanina ou encore Samuel Randria. Un concert comme celui au CGM vendredi dernier, on en redemande !
Mahetsaka

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