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mercredi 17 août 2022
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Persistance des traites des personnes : « C’est surtout à cause d’un vide juridique », dixit Christian Ntsay

« C’est cette ratification de la convention sur les droits des travailleurs malgaches à l’étranger qui est l’arme redoutable pour lutter contre ces traites des individus », martèle  Christian Ntsay, Représentant Résident du BIT à Madagascar.
« C’est cette ratification de la convention sur les droits des travailleurs malgaches à l’étranger qui est l’arme redoutable pour lutter contre ces traites des individus », martèle Christian Ntsay, Représentant Résident du BIT à Madagascar.

Le représentant résident du Bureau International du Travail interpelle l’Etat sur la nécessité de la ratification de la convention internationale sur les droits des travailleurs migrants malgaches.

Le représentant résident du (BIT), Christian Ntsay, a ses mots à dire quant à la persistance voire l’intensification des traites des êtres humains impliquant des citoyens Malgaches à des fins d’exploitation sexuelle et de travail forcé. Il montre ainsi du doigt l’inexistence de la volonté de l’Etat malgache à ratifier la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. «Madagascar n’a pas encore ratifié cette convention qui devrait pourtant aider à mettre en place un environnement propice pour les travailleurs migrants. Et il en est de même pour les Etats hôtes. Il existe donc un grand vide juridique entre Madagascar et les pays de destination des travailleurs malgaches. Ce qui a toujours permis de laisser le champ libre à tous les auteurs de ces mauvaises pratiques», dit-il. Ainsi, selon lui, le seul remède, c’est cette ratification de la convention et enfin, l’élaboration des lois sur l’envoi des travailleurs malgaches à l’étranger. « Il faudrait passer par cette étape. Ce, afin de pouvoir protéger les travailleurs migrants eux-mêmes. Et je saisis l’occasion pour dire que l’Etat devrait également obliger leur pays de destination à faire pareil, pour condition », poursuit-il.

Non des gendarmes. En fait, malgré le retour de l’Etat Malgache à l’ordre constitutionnel, ces traites de personnes n’ont pas cessé. Au contraire, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Entre autres, les preuves apportées par le syndicat professionnel des diplômés en travail social (SPDTS) presque tous les jours ne font que le confirmer. Et le quasi inexistence d’un vrai développement économique pour le pays impliquant la complexité du marché de travail ne fait qu’aggraver la situation. Et malgré les interdictions formelles du ministère de la Fonction Publique sur ces envois, sauf pour le cas de Maurice, ceux-ci continuent toujours. Les principales destinations demeurent le Liban, le Koweït, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, le Dubaï… Et voilà que la Chine et l’Allemagne entrent aussi en jeu actuellement. «Néanmoins, les syndicats sont là pour porter plainte ou dénoncer ces mauvaises pratiques », continue toujours le représentant résident du BIT. Avant de terminer : « Le pays est souverain. Nous ne pouvons pas intervenir dans ses affaires internes car nous ne sommes pas des gendarmes. Mais si l’Etat ratifie cette convention, nous pouvons lui demander le rapport en conséquence », conclut Christian Ntsay.

Arnaud R.

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