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jeudi 11 août 2022
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Priorités de l’Etat : L’économie rurale au bord de la faillite, TAFITA tire la sonnette d’alarme

L’agriculture et l’élevage a grandement besoin d’appui, selon l’association TAFITA.
L’agriculture et l’élevage a grandement besoin d’appui, selon l’association TAFITA.

L’agriculture et l’élevage figurent parmi les rares activités économiques qui créent vraiment de la valeur à Madagascar. Mais les paysans travaillant dans ces secteurs sont de plus en plus tentés d’abandonner leurs activités, pour des petits métiers en milieu urbain.

Les activités agricoles devenant de plus en plus difficiles, faute d’appui de la part de l’Etat, les paysans commencent à céder leurs terrains et leurs rizières. Ces paysans deviennent des tireurs de charrettes, des lavandières, des domestiques, des porteurs, des vendeurs de rue, etc. dans la Capitale, selon les informations fournies par les membres de l’association paysanne TAFITA (TAntsaha – FItaratra – TAhafina). En effet, dans la ville d’Antananarivo et ses alentours, les terrains agricoles se transforment en chantiers de construction. Le comble est que ces nouveaux projets appartiennent parfois à des personnalités de nationalité étrangère. Pour les agriculteurs membres de l’association TAFITA, cette situation est favorisée par un manque d’assistance de l’Etat central. « Nos activités sont importantes si on ne parle que de leur contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de création de richesse, qui sont des priorités de l’Etat, si on se réfère aux discours des dirigeants. Hors, le budget alloué à l’appui à l’agriculture ou à l’élevage est moindre, par rapport aux autres dépenses de l’Etat. On se demande même s’il existe des responsables au niveau de l’Administration publique, pour s’occuper de notre cas. Les dirigeants semblent ne pas connaître ce que nous traversons actuellement. L’économie rurale dans son ensemble est au bord de la faillite », ont affirmé les membres de l’association paysanne.

Discriminés. L’Etat n’est pas le seul responsable de ce manque d’appui. D’après la présidente de TAFITA, Jeannine Raharimalala, les autres acteurs économiques ferment également leur porte aux agriculteurs et aux éleveurs. « Les banquiers affirment ne pas pouvoir accorder des prêts aux paysans, faute de rémunération mensuelle fixe pour ces derniers. Chez les institutions de microfinance, nos terres doivent être hypothéquées pour pouvoir emprunter de l’argent, avec des taux d’intérêt exorbitants. Enfin, les ministères de l’Agriculture et de l’Elevage affirment que l’Etat est en difficulté et n’a pas les moyens nécessaires pour nous aider. Bref, nous nous sentons seuls. Il n’est pas étonnant que de nombreux paysans abandonnent leurs activités agricoles », a annoncé la présidente de TAFITA, lors d’une descente sur terrain, assistée hier par les médias, les représentants du ministère de l’Agriculture et des investisseurs, à Anosipatrana.

Foncier. La priorité pour l’association TAFITA est la sécurisation foncière, dont souffrent les paysans. En effet, même cette association, qui œuvre pour la promotion de l’agriculture et de l’élevage loue encore le terrain qui lui sert de siège, un terrain également en vente. « Nos actions aident beaucoup les agriculteurs et les éleveurs. C’est pour cela que cette visite est organisée pour montrer également nos réalisations à ceux qui voudront contribuer à appuyer ces actions », a conclu Jeannine Raharimalala de TAFITA.

Antsa R.

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