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samedi 2 juillet 2022
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Charte et non convention

Le pays se dirige-t-il vers une nouvelle convention ?  Depuis quelques jours,  « la convention du 14 octobre » alimente les conversations du public. Mais en fait, n’est-ce qu’une rumeur ou existe-t-elle réellement. Des politiciens la redoutent parce qu’ils ne sont pas dans le coup. Ils n’ont pas reçu d’invitation à ce rendez-vous qui leur semble pourtant décisif  tout en ne sachant pas qui l’organise et où il se tiendra. Dans le milieu politique, peut-on réellement n’être pas informé de  cette fameuse « convention du 14 octobre » dont on parle sans que l’on connaisse ni les tenants, ni les aboutissants ?

Charte et non convention

               Convention, le mot est lâché! Elle réveille nos mémoires. La dernière dont on se souvient est celle concoctée à l’Hôtel Panorama en 1991.Elle a été conçue par des personnalités représentatives de forces politiques  de cette époque comme une porte de sortie de crise.  La « convention du Panorama » est devenue après un assez long conclave la solution consensuelle qui a éloigné le pays de la guerre civile qui la menaçait. La situation n’a aucune ressemblance avec cette époque aujourd’hui. Le contexte est différent parce la convention du Panorama fut élaborée à la fin d’une république alors que la convention chuchotée en ce moment apparaît en début d’une nouvelle république. La décision récente prise en conseil de gouvernement de ne pas tenir compte du jour férié du 14 octobre prochain qui depuis l’année dernière a figuré parmi les jours fériés de chaque année, chômés et payés laisse supposer que cette date indiffère l’Etat.  Didier Ratsiraka au pouvoir l’a aussi raillé de la liste alors que le 14 octobre avait un sens plus profond pour le premier président de la république  qui en a fait un jour férié. L’histoire, s’il faut le rappeler est simple. Le 14 octobre 1958, Madagascar est  proclamé République au sein de la communauté française. En faire un jour férié ou pas, il appartient à chaque régime au pouvoir d’en décider dans la mesure où l’avis du parlement  n’est pas demandé.  Mais quoi qu’il en soit, les valeurs républicaines  qui en découlent sont défendues par la Constitution de la quatrième république.  Si cette convention du 14 octobre existe, que vise-t-elle ? La réponse n’est guère évidente parce que celle-ci ne semble être le fruit des rumeurs et de manipulation politique pour ajouter davantage de confusion à la situation actuelle. En revanche, une charte pour la gouvernance du développement circule sous le manteau depuis un moment. Elle est citoyenne et tout le monde se  retrouve dans les principes et les valeurs qu’elle véhicule. L’avenir s’y dessine dans la responsabilité. Mais encore faut-il qu’elle apporte sa lumière partout et  jusqu’aux  profondeurs les plus sombres de ce pays pour que bonne gouvernance, démocratie, stabilité, croissance et réconciliation nationale puissent se réaliser dans l’unité nationale. Esprit de charte et non de convention.

Zo Rakotoseheno

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