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samedi 2 juillet 2022
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DomicileSociétéTanà : 25 % des constructions précaires sont des bidonvilles

Tanà : 25 % des constructions précaires sont des bidonvilles

Les bidonvilles résultent des problèmes de planification urbaine.
Les bidonvilles résultent des problèmes de planification urbaine.

De plus en plus de personnes migrent vers la capitale à la recherche de meilleures conditions. Mais cette hausse constante de la population agrandit les bidonvilles et entraîne un effritement du pouvoir d’achat.

 

La période de fête a été certainement un pic en matière de nombre de personnes circulant à Tanà. La capitale est tout de même envahie, il n’y a qu’à aller dans les endroits populeux comme à Behoririka et Soarano, à Isotry ou encore aux 67 ha pour s’en rendre compte. En 2009, la population tananarivienne a été estimée à 1 500 000 habitants. Selon toujours les estimations, elle est passée à 1 800 000 en 2011, et reste en hausse. La ville éprouve donc de plus en plus de difficultés à faire face à cet exode. Puisque c’est l’arrivée massive de populations des campagnes qui est la première cause de cette surpopulation. Le plan d’urbanisme est inadapté, les infrastructures sanitaires ne répondent plus aux besoins de la population, la précarité est grandissante et l’insécurité en hausse. C’est donc un problème de fonds, puisque les habitants des campagnes ne peuvent plus rester dans leurs communautés, où l’insécurité est également une des plus grandes causes de leur migration, mais aussi les conséquences des catastrophes naturelles qui engendrent des changements importants dans le calendrier des cultures.

Bidonvilles. La ville d’Antananarivo a changé de visage en quelques années. En prenant le chemin reliant Ampefiloha au pont de Bekiraro, longeant le canal d’Andriantany, on découvre un microcosme qui concerne une bonne partie de la population. Les bidonvilles s’agrandissent et s’enracinent. Les habitants de ces bidonvilles ont élu domicile là où ils peuvent, et ont commencé leurs activités génératrices de revenus… ou pas. En 2010, les constructions illicites représentaient 70%. 25% des habitats précaires sont des bidonvilles. Cela résulte notamment du problème de planification urbaine, mais aussi de la précarité du pouvoir d’achat de la population, de l’insuffisance de l’offre en matière de logements, et de l’appauvrissement général au fil des années.

Anjara Rasoanaivo

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