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lundi 27 juin 2022
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Procès bois de rose à Singapour : Frictions entre Anthelme Ramparany et Beboarimisa

L’affaire « Procès bois de rose à Singapour » risque d’avoir des répercussions sur la solidarité gouvernementale.

Les deux membres du gouvernement directement concernés, à savoir, l’actuel ministre de l’Environnement, Ralava Beboarimisa et son prédécesseur qui est actuellement à la tête du Ministère de l’Elevage se renvoient la responsabilité. D’après les informations, cette affaire provoque des frictions entre les deux personnalités. Faut-il rappeler que dans un premier temps, le numéro Un du département de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts a renvoyé la balle dans le camp de son prédécesseur. « A ma nomination, mon département est baptisé Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts et non pas Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts », a-t-il déclaré en novembre 2015. Une manière de pointer du doigt Anthelme Ramparany qui a fait le déplacement à Singapour en 2014 pour négocier avec les autorités locales à propos de la saisie de 30 000 rondins de bois de rose. Ce dernier a expliqué dernièrement qu’il était à la tête d’une délégation gouvernementale pour négocier avec les autorités Singapouriennes en vue de réclamer le rapatriement des bois de rose à Madagascar.

Continuité de l’Etat. Quoi qu’il en soit, en tant que ministre en exercice, Ralava Beboarimisa ne peut pas renvoyer la responsabilité. Continuité de l’Etat oblige. D’autant plus que malgré les menaces de sanctions, il est toujours accusé de n’avoir pas réussi à mettre fin aux trafics depuis sa nomination à la tête du Ministère de l’Environnement. Pour ne citer que les 7 015 rondins saisis à Hong-Kong en 2015. Par ailleurs, le ministre joue la politique du silence par rapport notamment aux trafics perpétrés du côté de Mananara Nord. Pourtant, dernièrement, des photos de gros navires en plein embarquement ont fait le tour des réseaux sociaux. Bon nombre des associations de la Société civile œuvrant dans le domaine de la lutte contre l’environnement pointent également du doigt le ministre Ralava Beboarimisa par rapport à la tentative d’embarquement de bois de rose à Toliara. Une tentative déjouée par la Direction générale des Douanes. Pourtant, d’après les informations, l’autorisation d’exportation y afférente aurait comporté la signature du ministre de l’Environnement. Ici, le conditionnel est de rigueur. Aux yeux des observateurs, ce membre du gouvernement utilise la médiatisation de l’affaire Singapour pour faire une diversion par rapport aux trafics qui se sont poursuivis durant l’année 2015.

Davis R

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