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jeudi, mai 19, 2022
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Consommation de drogues injectables : Possible recrudescence de la transmission du VIH/Sida

La consommation de drogue injectable augmente les risques de transmission du VIH/Sida. (Source photo: OMS)
La consommation de drogue injectable augmente les risques de transmission du VIH/Sida. (Source photo: OMS)

La consommation de drogues injectables se fait à travers la transfusion sanguine. Ce qui peut augmenter les risques de transmission du VIH/Sida, avec l’utilisation de matériels non stérilisés.

L’OMS rapporte que dans le monde, 16 millions de personnes sont des consommateurs de drogues injectables (CDI). Et 3 millions d’entre elles vivent avec le VIH (PVVIH). Mais pour le cas de Madagascar, il n’existe pas encore de données à jour sur l’effectif exact des PVVIH/Sida suite à la consommation de drogues injectables. La dernière étude comportementale et biologique chez les CDI date de 2012. Néanmoins, selon Harivelo Rijasoa Andrianiaina, secrétaire exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida (SE/CNLS), une étude sur la cartographie des populations-clés les plus exposées aux risques de transmission du VIH/Sida, en 2014, a permis de savoir que plus de 2030 personnes sont toutes des CDI. Elles sont issues de cinq grandes villes de Madagascar, à savoir: Nosy-Be, Antsiranana, Mahajanga, Antananarivo, et Toamasina. Un nombre qualifié de «trop élevé», d’après le Commissaire Divisionnaire de Police, José Andrianasolo Rajaonarison, chef du Service Central de la Lutte contre les Abus de Stupéfiants et de Substances Psychotropes. Car avec une telle statistique, il est possible que la transmission du VIH/Sida chez les CDI soit également élevée. «Les prostituées savent déjà qu’il faut bien se protéger lors des rapports sexuels. Ce qui peut néanmoins freiner la transmission du VIH/Sida. Mais le risque est élevé chez les CDI qui utilisent souvent des seringues non stérilisées», explique Harivelo Rijasoa R. Ce qui nécessite davantage de prise de conscience du côté des populations-clés, en particulier les CDI, et le renforcement de la lutte contre la consommation de drogues injectables.

Une grande première. Justement, pour la première fois, un atelier dirigé par la direction de Lutte contre les IST/Sida auprès du ministère de la Santé Publique, en partenariat avec le SE/CNLS, ainsi que tous les acteurs dans la lutte contre le Sida et la consommation de drogues injectables s’est tenu hier à l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie (INTH) Ampefiloha. Il a été alors question de réétudier la politique nationale de réduction des risques liés à la transmission du VIH, en se penchant davantage sur la lutte contre la consommation de drogues injectables. De nouvelles stratégies seront alors élaborées à l’issue des travaux de commissions. Résultats à attendre.

Arnaud R.

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