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samedi 25 juin 2022
DomicilePolitiqueChefs d’Institution : 3 provinces et 15 régions oubliées

Chefs d’Institution : 3 provinces et 15 régions oubliées

Le candidat du HVM ne devait pas sa victoire aux électeurs de Tana lors de la dernière élection présidentielle.
Le candidat du HVM ne devait pas sa victoire aux électeurs de Tana lors de la dernière élection présidentielle.

L’équilibre provincial et/ou régional est loin d’être de mise avec ce que cela pourrait avoir de conséquences sur la balance de votes à la prochaine élection présidentielle.

Autant des personnalités du Sud-Est ont prestement appelé leur « Raiamandreny », le PM sortant à accepter de passer la main, autant le « Collectif des Cadres et Intellectuels de la Région Sofia » n’a pas tardé à saluer la nomination d’un des leurs au poste de Premier ministre. C’est dire que les considérations régionalistes voire tribalistes des affaires de l’Etat ne sont pas près d’être révolues. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner si des natifs de tel Faritany ou de telle Région se sentent oubliés par rapport à la présidence des Institutions et organes de la Quatrième République.

 Mainmise. Sans avoir entièrement raison, ils n’ont pas tout à fait tort, puisque le président de la République Hery Rajaonarimampianina ; le président du Sénat Honoré Rakotomanana ; le président de la HCC Jean Eric Rakotoarisoa ; le président de la CENI Hery Rakotomanana et le président du CMDN, le général Ranto Rabarisoa sont tous originaires de la province d’Antananarivo. Une véritable mainmise des Merina pour abonder dans le sens de ceux qui mettent en avant l’appartenance régionale ou ethnique. Seul le président de l’Assemblée nationale et le nouveau Premier ministre sont issus d’autres Faritany. Jean Max Rakotomamonjy vient effectivement de la province d’Antsiranana et plus précisément de la Région SAVA. Mahafaly Olivier est pour sa part, un fils de  la Région Sofia, c’est-à-dire de la province de Mahajanga.

2018. Force est de constater que 3 provinces, en l’occurrence Fianarantsoa, Toamasina et Toliara ainsi que 17 régions n’ont pas de chef d’institution, même s’il est vrai qu’il n’y aura jamais assez de « seza » pour tout le monde. Toujours est-il que cela pourrait avoir des conséquences lors de l’élection présidentielle de 2018. Qui plus est, une province comme Fianarantsoa est non seulement un vivier de cadres et intellectuels surtout dans la Région Amoron’i Mania, mais c’est aussi un important réservoir de voix, si l’on se réfère au nombre d’habitants. Sans compter les nombreux Betsileo éparpillés aux quatre coins du pays. Quoique les votes du corps électoral ne soient pas acquis une bonne fois pour toutes ni définitivement perdus, les résultats de la dernière élection présidentielle montrent que le candidat du HVM ne devait pas sa victoire aux 3 provinces et 5 régions représentées à la tête des Institutions. Les électeurs des Faritany et Régions aujourd’hui oubliés s’en souviendront demain.

R. O

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