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samedi 2 juillet 2022
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DomicileSportsEducation physique : Guerre de paternité !

Education physique : Guerre de paternité !

Vivement la création d’un comité national de coordination ou de quelque chose dans ce genre et qui rassemble les représentants des différents acteurs de la société malgache car sinon, ce sera l’éternelle guerre de paternité entre l’ANS et l’ENS.

Ecole normale supérieure, section éducation physique et sportive ou ENS pour l’un. Académie nationale des sports ou ANS pour l’autre. Avec la lettre E et A qui les confondent, le grand public ne fait pas souvent la différence. Mais les initiés savent que ce sont deux entités carrément différentes et surtout qui veulent vraiment se démarquer, chacune ne voulant même pas avoir des choses en commun. L’ENS sort des promotions de  Capeniens ou de Master en EPS tandis que l’ANS aligne des promotions d’encadreurs sportifs ou d’entraîneurs.

La venue sur place de trois experts mandatés par le CIEPSS ou Conseil International pour l’Education Physique et la Science du Sport du 25 au 31 mars 2016 a mis encore de l’huile sur le feu, car un état de lieux de l’éducation par le sport a été fait. Parmi les parties prenantes, l’ENS était bel et bien là. A l’issue de l’atelier, il a été décidé de mettre en place un consensus national pour le développement d’une Education Physique de qualité à Madagascar.

En attendant, l’on se tire dans les pattes car évidemment, il est aussi question de sous et de financement dedans. L’ENS se réserve d’avoir les droits uniques d’être enseignant de sport à Madagascar. Or, quelque soit ce qu’ils souhaitent, il manque des enseignants de sport à tous les niveaux à Madagascar. Peut-être au niveau des lycées, les Capeniens assurent ? Mais rien qu’à faire un petit tour à Mahamasina, l’on constate qu’il manque cruellement de personnes qualifiées pour encadrer les enfants de 5 à 15 ans. L’ANS sort aussi des promotions, mais sont-elles vraiment de taille ?

Au moins deux ministères concernés. Et c’est là que le bât blesse. On se bagarre par papiers et par voie de presse pour s’en occuper, or personne ne réagit concrètement pour qu’on avance.

L’atelier est tout juste une petite goutte dans l’océan du sport. Venant de l’ANS initiateur de l’atelier, il a surtout établi qu’il manque de professeurs d’EPS qualifiés à tous les niveaux d’enseignement, que l’application des principes de l’EPQ est inexistante, que l’évaluation des enseignements est absente tout comme le système de formation continue.

Toutefois, là où l’ENS a raison, c’est le critique concernant la désignation de Madagascar comme Coordinateur de l’EP en Afrique par le CIGEPS et l’ACNOA ainsi que Working Group on Women and Sport (2005-2009) lors de la session ordinaire du CIGEPS à Monaco du 26 au 27 février 2016 sans qu’ils n’aient été avisés. C’est une façon de garder ses avantages que d’être présent dans le monde peut-être, mais à quoi cela sert de se critiquer quand le constat est là : le sport est malade et l’enseignement du sport critiquable à souhait ! C’est comme si vous interdisiez aux autres de manger alors qu’ils ont du pain et que vous n’en avez pas. Il vaut mieux ne pas se tromper de cible et quelque part, travailler ensemble afin de pouvoir aller loin. Mais pour être ensemble, il faut que les deux entités se rapprochent et ce n’est pas le cas. Ou que l’ENS se démarque vraiment pour assumer une large part de ce marché du sport. Dans tous les cas, le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de la Jeunesse et des Sports sont plus que concernés.

Anny Andrianaivonirina

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