- Publicité -
samedi 1 octobre 2022
- Publicité -
DomicilePolitiqueMahafaly Olivier : « Je suis contre la pensée unique »

Mahafaly Olivier : « Je suis contre la pensée unique »

Le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a convié hier les patrons et responsables de presse à un petit déjeuner.
Le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a convié hier les patrons et responsables de presse à un petit déjeuner.

Une dizaine de jours après sa nomination à la tête du gouvernement, le Premier ministre a convié hier, à un petit déjeuner au « Trano Fenosoa » à Mahazoarivo, les patrons et responsables de télés, radios et journaux.

Les convives du nouveau locataire de Mahazoarivo étaient issus de différents horizons et organes. « Je suis pour le pluralisme des courants d’idées et d’opinions, c’est la démocratie», a déclaré d’emblée le Premier ministre. Entouré pour la circonstance du directeur du cabinet civil Rakototafika Constant Bien Aimé (nommé la veille en conseil des ministres) et du conseiller spécial Charles Clément Sévérin. « J’étais moi-même dans le monde des médias quoique ce n’ait pas été pour longtemps », a-t-il rappelé. Avant de reconnaître « l’utilité de journaux qui ont des lignes éditoriales différentes, car l’objectif commun est le développement du pays et non pas de semer la zizanie».

Critiques constructives. Titulaire d’une maîtrise en philosophie avant de devenir administrateur civil, le chef du gouvernement de citer Hegel : « Le journal, c’est la prière du matin de l’homme moderne ». Une manière de dire qu’il lit régulièrement la presse. Et d’ajouter dans la foulée qu’il est différent de Nicolas Sarkozy qui, durant son mandat, ne lisait pas les journaux et leurs « balivernes ». « C’est ce que l’ancien président français révèle dans son dernier livre », rapporte le PM. Histoire de montrer qu’il lit beaucoup. « Je suis contre la pensée unique et pour les critiques constructives », déclare-t-il. Non sans souligner la nécessité d’« éviter les dérapages et de procéder au recoupement des informations qui doivent être fondées».

Liberté de la presse. Sans remettre en cause la liberté de la presse qu’il considère comme « un acquis irréversible », le philosophe de citer également Rousseau qui disait que « la liberté s’arrête là où commence celle des autres ». Le Premier ministre considère aussi « la dépénalisation des délits de presse comme acquise » dans le nouveau Code de la communication qui sera déposé sur la table de l’Assemblée nationale à la prochaine session ordinaire. « Personnellement, ça ne me gêne pas », lâche-t-il. En appelant toutefois au respect de la vie privée par la presse. Idem pour le secret de l’instruction et la présomption d’innocence. En sa qualité de premier responsable de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire national et qui dispose à cette fin de toutes les forces chargées de la police et du maintien de l’ordre, le PM a promis de donner des consignes aux principaux responsables des forces de l’ordre pour qu’ils assurent la sécurité des journalistes au lieu de s’en prendre à ces derniers et/ou à leurs matériels, lors des « sakoroka ». Pour illustrer les rapports parfois conflictuels entre la presse et le pouvoir, Mahafaly Solonandrasana Olivier de prendre « la réaction d’une bête blessée qui est sur la défensive ». Ce qui n’était pas le cas hier lors de ce petit déjeuner de presse qui constituait « un santatra am-bavarano », pour reprendre les propos du maître des lieux fortement émaillés de proverbes bien malgaches. A l’image du « vary amin’anana » qui figurait au menu.

R.O

- Publicité -
- Publicité Google Ads -
Suivez nous
311,259FansAimer
1,424AbonnéesSuivre
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez saisir votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici