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mercredi 29 juin 2022
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Consommation des ressources naturelles – Limite atteinte : le monde vit maintenant « à crédit »

Le stock en ressources alimentaires, comme les ressources halieutiques et les céréales risquent de ne plus suffire.
Le stock en ressources alimentaires, comme les ressources halieutiques et les céréales risquent de ne plus suffire.

La limite est désormais dépassée pour cette année et à partir de ce jour, 8 août 2016, l’humanité a déjà consommé toutes les ressources naturelles, dont alimentaires, renouvelables que la planète est capable de produire sur toute année.

 

A partir de ce jour, le monde vit « à crédit » et ce que les humains consomment sera désormais une avance sur ce que la planète produira ultérieurement. Bref, l’humanité a déjà consommé, au huitième mois de l’année, plus que ce que la planète peut produire et renouveler sur toute l’année. Tout ce qu’elle consommera à partir de ce jour, contribuera à diminuer le capital naturel dont la Terre dispose. Ce qui représente un réel danger dans la mesure où, si rien n’est fait pour que cela n’arrive pas, ce capital sera, à terme, épuisé.

 

Earth Overshot Day. Le 8 août 2016 est ainsi, pour cette année, le « jour du dépassement » (Earth overshoot day), selon le Global Footprint Netxork, un institut international de recherches qui mène des campagnes d’information auprès des institutions et des gouvernements, sur la question, ainsi que sur la gestion des ressources naturelles et le changement climatique.  Le « jour du dépassement global » indique chaque année la date à laquelle la demande en ressources naturelles que l’humanité exerce sur la nature (empreinte écologique) dépasse la biocapacité ou la capacité de la Terre à régénérer ces ressources et à absorber les déchets émis par l’humanité, notamment les émissions de carbone. La surexploitation des ressources naturelles conduit à l’endommagement du capital naturel sous forme de déforestation, d’érosion des sols, d’appauvrissement de la biodiversité, ou encore d’accumulation de carbone dans l’atmosphère.

 

Les plus gourmands. Actuellement, au rythme de cette consommation à vitesse grand V des Terriens, ils auraient besoin de 1,6 Terre pour satisfaire tous leurs besoins en ressources naturelles en une année. Mais tous les humains ne sont évidemment pas égaux en termes de surconsommation. Les Américains et les Australiens sont les plus « gourmands ». Si le monde vivait au même rythme qu’eux, il faudrait l’équivalent d’au moins 5 planètes comme la Terre pour satisfaire les besoins annuels en ressources naturelles. Mais parallèlement, dans les autres pays, la consommation moyenne par habitant augmente également. Raison pour laquelle, la date du dépassement par rapport à la capacité de régénération de la planète, ne cesse d’avancer. Ces dernières années, cette date arrive de plus en plus tôt : si elle était située à la dernière quinzaine de décembre, il y a plus de quarante ans, elle était au 13 octobre en 1990, le 1er octobre en 2000, le 23 septembre en 2008, le 28 août en 2010 et le 13 août en 2015.

 

Inverser la tendance. Le mode de production et de consommation des humains sont évidemment les raisons de cette surconsommation. En huit mois, l’humanité a émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts sur l’ensemble de la planète peuvent absorber en un an. Rien qu’en diminuant de 30% les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, le jour du dépassement serait le 16 septembre en 2030. Bref, la clé d’un début d’inversement de la tendance serait de réduire les émissions de carbone, et le développement des énergies renouvelables.  

Recueillis par Hanitra R.

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