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mercredi 17 août 2022
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Révision du cadre légal des élections : « C’est le Parlement qui a le dernier mot », dixit Fano Rakotondrazaka

Fano Rakotondrazaka, un des rapporteurs de la Ceni

Hier, la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a réuni à Alarobia les partis politiques qui font partie du cadre de concertation pour une meilleure gouvernance électorale. Notons au passage qu’outre les politiciens, les journalistes et les entités publiques y participent également. Selon Fano Rakotondrazaka, un des rapporteurs généraux de la Ceni, « les différentes réunions de ce genre permettent à la commission électorale de transmettre aux participants les efforts accomplis en ce qui concerne l’organisation des élections et ceux qui restent à conjuguer. Ce sont, par ailleurs, de grandes opportunités pour la Ceni de recevoir les critiques et les remarques y afférentes de leur part ».

Dernier mot. Néanmoins, quelques observations surgissent. D’abord, les partis politiques qui ont assisté à la réunion ne représentent pas les quelques 190 recensés par le ministère de l’Intérieur. L’on dénombrait à peu près une soixantaine. Et pourtant, les élections sont l’occasion pour eux de démontrer leur « force ». De surcroît, Hery Rakotomanana, le président de la Ceni a d’ores et déjà lancé que l’adhésion au cadre de concertation permet aux partis politiques d’apporter leurs observations et leurs désidératas. Quid de ceux qui ne s’y trouvent pas ? Par ailleurs, la commission consultative de réflexion et de proposition sur l’amélioration de l’encadrement juridique du processus électoral malgache, est en phase de terminer ses travaux et prévoit de rendre le rapport y afférent à l’entité interministérielle en juin. C’est seulement après l’achèvement des travaux de la première que cette dernière procèdera à la rédaction de la proposition de texte relatif aux élections. Mais « c’est le parlement qui a le dernier mot », a précisé Fano Rakotondrazaka. Il se peut que les deux chambres ne votent pas le texte. Dans ce cas, soit les efforts de la Ceni seront réduits à néant, soit il y aura de nouvelles révisions. Concernant la convocation des électeurs, la Ceni n’est pas compétente pour déterminer le calendrier électoral dans la mesure où la convocation des électeurs s’effectue uniquement par décret pris en conseil du gouvernement. « Ce dernier intervient au moins 90 jours avant les échéances », a rappelé le rapporteur.

Aina Bovel

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