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jeudi 11 août 2022
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Rajaonarimampianina – Ravalomanana – Rajoelina : Qui soutiendra qui au second tour ?

Le numéro Un du HVM est le grand favori à sa propre succession, reste à savoir si les deux principaux protagonistes de la dernière crise parviendront à former un front uni pour lui faire face.

Le parachutage ou l’élection (c’est selon) de Rivo Rakotovao à la Présidence du Sénat confirme la candidature du président Hery Rajaonarimampianina à l’élection présidentielle de 2018. Conformément à ce qui est prévu par l’article 46 de la Constitution, le numéro Un du HVM assurera donc l’intérim du Chef de l’Etat quand l’actuel homme fort du pays démissionnera deux mois avant le scrutin. Bon nombre d’observateurs estiment que le porte-fanion du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » sera le grand favori à sa propre succession. Et ce, même si actuellement, à un an de cette échéance électorale, Hery Rajaonarimampianina détient le plus mauvais record en termes de cote de popularité, certainement à cause du manque, voire l’inexistence de résultat palpable sur le social de la population, pour ne citer que la hausse des prix du riz et des produits de première nécessité, les problèmes de corruption et de mauvaise gouvernance, les détournements de tout genre, la recrudescence de l’insécurité, l’expulsion de milliers de Malgaches de leurs terres au profit de grandes firmes étrangères et d’une minorité qui détient le pouvoir et l’argent.

« Forcing ». Quoi qu’il en soit, à l’allure où vont les choses, le « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » fera tout pour parvenir à un second mandat. Le « forcing » va se multiplier au fur et à mesure de l’approche de la Présidentielle. Pour ne citer que l’élection de Rivo Rakotovao à la Présidence du Sénat et/ou l’élaboration du Code électoral qui est déjà très contesté au niveau des acteurs politiques et des membres de la Société civile. Selon les observateurs, Hery Rajaonarimampianina sera bel et bien présent au second tour, mais la question est simplement de savoir contre qui se mesurera-t-il. Parmi les candidats potentiels qui se sont déjà prononcés, l’ancien président Marc Ravalomanana et l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina sont aussi en pole position pour sortir vainqueur de l’élection de 2018. On se demande alors qui soutiendra qui au second tour. Hery Rajaonarimampianina qui a déjà trahi sa famille politique ne bénéficiera certainement plus d’aucune déclaration de soutien de la part de ses anciens alliés. Il devrait se contenter de la « Force » du HVM qui est le parti le moins expérimenté en termes de parcours électoral, car 2018 sera la première participation du parti à une élection présidentielle. Pour l’heure, les communales et les sénatoriales sont ses seules et uniques expériences électorales. Nul n’ignore par ailleurs qu’au niveau des grandes villes et des chefs-lieux des Provinces comme Antananarivo, Mahajanga, Toamasina et Antsiranana, le HVM ne fera pas le poids face au TIM de Marc Ravalomanana ou le MAPAR d’Andry Rajoelina, à moins qu’il fasse un miracle. Et ce, même en usant et abusant des prérogatives de puissances publiques.

Soutenu globalement par des politiciens caméléons ayant côtoyé tous les régimes qui se sont succédé au pays et qui ont l’habitude de retourner leur veste, il n’est pas non plus impossible que le « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » soit lâché par ses alliés politiques lors du deuxième tour. Reste aussi à savoir si les partis politiques et acteurs politiques ayant soutenu Hery Rajaonarimampianina au second tour de l’élection de 2013, en l’occurrence le « Malagasy Tonga Saina » (MTS) de Roland Ratsiraka, vont encore lui faire confiance en 2018. La question est également de savoir si Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina pourront former un front uni contre le candidat du HVM en cas d’échec au premier tour. Nul n’ignore que rien n’est figé en politique. Ces derniers temps, l’on remarque un rapprochement entre les partisans des deux principaux rivaux de la dernière crise politique, notamment lors des débats autour du référendum constitutionnel prévu par le régime en place, ou dans le cadre du mouvement de contestation contre l’élaboration du Code électoral. Au cours d’une interview, Christine Razanamahasoa, coordonnatrice nationale du MAPAR a déjà évoqué la possibilité d’une alliance entre les deux partis. En tout cas, selon les pronostics, deux de ces trois candidats parviendront certainement à se hisser au deuxième tour. Reste à savoir lesquels.

Davis R

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