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mardi 16 août 2022
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Promotion du journalisme : Une convention collective nécessaire, mais problématique

« Le journalisme est un métier à la fois noble et ingrat », ce sont les propos du président de l’Ordre des journalistes de Madagascar, Gérard Rakotonirina, lors de la sortie de promotion de la Formation des jeunes journalistes 2017, offerte par la Fondation Friedrich-Ebert Stiftung. Toutefois pour que le journalisme malgache soit réellement noble et « moins ingrat », la régulation et l’assainissement doivent se faire de l’intérieur, par le biais d’une convention collective.

Par une régulation interne et un consensus établi avec les groupes patronaux, une convention collective des journalistes malgaches permet en effet de redorer le blason de ce corps de métier, tout en améliorant les conditions de travail des journalistes malgaches : salaires, primes, sécurité sociale, gestion des ressources humaines, etc. Qui, rappelons-le, est actuellement terni par le constat par les uns d’une baisse de niveau et la dénonciation par d’autres -sinon par tout le corps du métier- de conditions de travail déplorables donnant libre cours aux manquements éthiques et déontologiques en tout genre. Tout en sachant que philosophiquement parlant, l’éthique relève d’un choix et de valeurs individuelles.

Sinistrose. Sans oublier le mépris affiché par une partie de l’opinion pour les journalistes, censés être des leaders d’opinion. S’il est indéniable que le niveau tend à la baisse, tous les journalistes ne devraient pas non plus être logés à la même enseigne, car cette sinistrose, comme tout pessimisme d’ailleurs, ne serait que fatale à la promotion du journalisme. Alors qu’en principe et ailleurs dans les pays démocratiques, le journalisme représente déjà le quatrième pouvoir. Ce qui est encore loin d’être le cas à Madagascar.

Problématique. Si une convention collective est nécessaire pour promouvoir un journalisme conscient et efficace, elle demeure problématique au vu du contexte malgache. De un, la convention collective nécessite une cohésion qui n’est pas encore l’apanage des journalistes malgaches, encore marqués par nombre de scissions et de rivalités internes. Pour ne citer que le cas récent de la fameuse commission relative à la délivrance de la carte professionnelle, dissoute aussitôt qu’elle a été créée. Une décision qui a exclu, ou omis d’inclure, c’est selon, certains organes de presse, dont le nôtre. De deux, la logique syndicale du journalisme en est encore au stade embryonnaire à Madagascar. Par ailleurs, d’autres travaux de fond gagneraient à être menés en amont de cette convention collective, dont le renforcement de la cohésion et des capacités.

Luz R.R

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