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mardi 16 août 2022
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Energies renouvelables : Identification des risques des projets

On est champion du monde de vols de panneaux solaires. (Photo d’archives)

Jacquelin Ligot, expert en énergies renouvelables de Climate&Energy solutions, a exposé quatre catégories de risques dans la mise en œuvre des projets d’électrification rurale

Madagascar s’est engagé dans le processus de la transition énergétique en promouvant les énergies renouvelables afin de doubler le taux d’accès à l’électricité à l’horizon de 2030. « Il est prévu que le mix énergétique sera dominé par ces énergies renouvelables à raison de 70% pour l’énergie hydraulique, de 5% pour le solaire et 5% pour l’éolienne. Nombreux projets sont déjà en cours pour ne citer que les trois grands projets de construction des barrages hydro-électriques de Sahovika, de Tetezambaro et de Ranomafana », a évoqué le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, lors de l’ouverture de l’atelier sur la gestion des risques de la mise en œuvre des projets d’énergies renouvelables hier à l’hôtel Carlton. En fait, au cours des différentes phases du développement des projets, certains promoteurs ou investisseurs ont identifié des risques affectant leurs capacités d’investissement.

Garantie. « Et Madagascar n’a pas encore suffisamment d’expériences en matière de gestion de ces risques. D’où, l’organisation de cet atelier en partenariat avec la GIZ et l’Union européenne, qui réunira toutes les parties prenantes dont entre autres, les promoteurs, les banques et les assurances », a-t-il poursuivi. Parmi ces risques identifiés, Jacquelin Ligot, expert en énergies renouvelables de Climate&Energy solutions, a exposé quatre catégories de risques dans la mise en œuvre des projets d’électrification rurale. Il s’agit des risques techniques qui peuvent être liés aux constructions tardives entraînant un dépassement budgétaire imprévu. Les risques juridiques liés au non- respect des termes de contrats, les risques économiques et financiers liés au changement défavorable du taux d’intérêt ou du taux de change et le plus important les risques politiques et règlementaires, ne sont pas en reste. « Tous ces risques peuvent avoir des impacts sur l’équilibre financière des promoteurs des projets. Il faut ainsi connaître les solutions à ces risques. On peut citer entre autres, le recours à une garantie partielle de crédits auprès des organisations multilatérales comme la Banque mondiale et la souscription à une compagnie d’assurance » a-t-il indiqué.

Champion du monde. Selon le Secrétaire exécutif de l’ADER, Rakotoarimanana Mamisoa, les risques environnementaux dominent au niveau de la construction des centrales hydro-électriques. En effet, « l’exploitation aurifère illicite près de ces centrales entraîne un ensablement de la rivière alimentant la turbine et provoquant par la suite sa destruction comme le cas de Fandriana, Fénérive-Centre et Sahanivotry. On est également champion du monde des vols de panneaux solaires. Du coup, les propriétaires ont dû les placer dans leurs maisons. Les câbles servant à alimenter les foyers au départ d’une centrale sont également volés. Et à Ranomainty à Alaotra Mangoro, il ne reste plus que la carcasse d’une centrale hydro-électrique car l’alternateur et le transformateur contenant du cuivre ont été pillés pour être exportés. Ces vols se sont produits depuis 2012. Par ailleurs, un autre projet éolien a été arrêté à Faux Cap en raison de la méfiance des pêcheurs. Selon leurs croyances, ces vents provoquent des grandes vagues affectant négativement leurs activités de pêche », a-t-il exposé.

Navalona R.

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