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dimanche, mai 22, 2022
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Présidentielle 2018 : José Vianey candidat

Le président du RAM aspire à être celui de tous les Malgaches

André Rasolo a présenté samedi au Paon d’or le parcours politique et académique de son ancien étudiant à l’ESSDEGS à Ankatso qui a décroché par la suite son DEA et son doctorat à Paris. José Vianey car il s’agit de lui, brigue cette année le fauteuil présidentiel.

“ Vohizo ny lakantsika fa ho any am-paradisa”. Ces paroles scandées en choeur et avec ferveur par l’assistance au Big Room de l’hôtel Paon d’or à Ivato, n’ont pas été certainement choisies par hasard sinon elles auraient été prémonitoires. En effet, « vohizo » qui signifie « rame », a la même consonance que « RAM » ou « Rassemblement pour l’Avenir de Madagascar » dont le président national est José Vianey. Vijo pour ses compagnons de la première heure. Un politicien frondeur qui s’est assagi pour ne pas dire converti avec le temps.

Fidèles. « Fini le Vijo belliqueux. Dieu m’a transformé dans les moments difficiles de mon exil », a-t-il confessé samedi devant des centaines de …fidèles.  Au sens politique du terme mais aussi dans son acception religieuse ou évangélique car la salle était en majorité remplie de croyants qui ont foi en leur prétendant à la magistrature suprême. « Je déclare urbi et orbi que je vais me porter candidat à l’élection présidentielle prévue vers la fin de cette année 2018 selon la Constitution », a annoncé  José Vianey. Sur un ton empreint à la fois de solennité et de détermination. « Je suis prêt à redresser le pays avec tous les Malgaches sans exception ».

« Tranobe commune ». Faisant visiblement référence à l’objectif du RAM, son président qui aspire à être celui de la Nation, de faire savoir qu’il compte instaurer l’Etat de droit pour améliorer « l’avenir de Madagascar ». Et de marteler que « ce ne sera plus le pays où règnent les « mahitahita ». Pour ce faire, il entend tout particulièrement « lutter contre la corruption et la pauvreté ». Et d’ajouter dans la foulée qu’il connaît «les problèmes des jeunes qui ne veulent et/ou ne peuvent faire de la corruption pour réussir aux concours administratifs ou entrer dans la Fonction publique ». Il entend « raviver l’espoir chez les Malgaches, sans distinction d’origine, d’opinion politique, de religion… » A l’image de l’assistance qui était composée de personnalités issues de différents horizons politiques et religieux.  « Les Malgaches peuvent vivre ensemble dans une « Tranobe » commune », estime-t-il.

Constitution simple. Il, c’est évidemment le candidat déclaré à la Présidence de la République qui a tenu à dire qu’ « il ne s’agit pas d’un essai ni d’un rêve mais d’une volonté de refondation de la République ». Sans minimiser la réconciliation nationale. « Il faut une harmonie entre les différentes tribus, renouveler les pratiques politiques, tourner la page des crises cycliques pour que les Malgaches ne s’entretuent plus ». Pour cela, il veut mettre en place un « Conseil des anciens présidents » qui sera un organe consultatif pour le président en exercice.  Et d’annoncer également son projet de « nouvelle Constitution basée sur les valeurs républicaines et les « soatoavina malagasy » mais qui n’est pas taillée sur mesure pour les dirigeants en place ». A son avis, ce sera « une Constitution simple, concise et pérenne ».

Décentralisation. Par ailleurs, José Vianey compte rendre effective « la décentralisation des compétences et des ressources financières qui passe par le renforcement du pouvoir des élus tels les maires ». Pour lui, la décentralisation ne doit pas être ancrée sur des bases tribales ou des considérations politiques. Le prétendant à la magistrature suprême a aussi fait part de son projet de « voir de près la propriété foncière ; le « sosialim-bahoaka » ; la liberté et l’impartialité des médias publics qui ne doivent plus être l’apanage du parti au pouvoir… ».  Dans cette optique, l’ancien Ambassadeur auprès de l’UNESCO à Paris envisage la mise en place d’un « Haut Conseil de la Communication ».

Fonds de solidarité. Lui président, José Vianey sera pour  « une politique ferme en matière de sécurité au niveau de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police ; la réhabilitation des voies de communication (terrestres, maritimes et aériennes) pour faciliter la circulation des biens et des personnes ; la création de nouvelles villes commerciales et économiques dans chaque Faritany pour créer des emplois ; le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ; l’exploitation rationnelle des ressources minières qui doit en priorité, profiter aux nationaux sous peine de brader la Nation ; la transition vers l’énergie verte… ». La création d’un « Fonds souverain de solidarité nationale » figure même dans son programme dont il a juste brossé les grandes lignes samedi, pour ne pas faire de la propagande avant la lettre. Ce qui ne l’a pas empêché de lancer d’ores et déjà « un appel à l’endroit des jeunes, des intellectuels, des paysans, des chefs religieux, des tangalamena, des sojabe, des femmes… afin de se donner la main pour le redressement national ». Le sociologue transformé par  le temps et converti par la foi, il n’a pas non plus oublié de demander la bénédiction divine. Rompant ainsi avec son passé d’activiste tempétueux.

R. O

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