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dimanche 3 juillet 2022
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Nirina Choquette : « Le Canada constitue une opportunité pour les jeunes malgaches »

Nirina Choquette connaît très bien le marché du travail canadien.

Expatriée depuis quelques années au Canada, son statut de résidente permanente lui a permis de bien connaître les réalités socioprofessionnelles dans son pays d’adoption. Ce qui l’a d’ailleurs amenée à créer une société de recrutement de travailleurs malgaches qui veulent se rendre au Canada. ARIM ou Agence de Recrutement International à Madagascar a son siège à Moramanga. Interview de sa directrice.

Midi : Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent au Canada ?

Nirina Choquette : « Face au vieillissement de la population canadienne, il manque cruellement de main-d’œuvre de toutes catégories dans tous les secteurs d’activité au Canada qui constitue une belle opportunité pour les jeunes malgaches. Côté conditions de travail, il n’y a rien à craindre comme dans tous les pays du Nord. Évidemment, le respect du travail et la conscience professionnelle font partie des cultures bien enracinées dans les pays développés. On ne peut badiner là-dessus, car le rendement sur les lieux de travail est le maître-mot. Tout se fait dans les règles de l’art. Les sociétés et les entreprises se soumettent volontiers aux conditions de travail saines, au respect du droit des travailleurs et du droit humain. En fait les groupements syndicalistes et l’Etat ont l’œil partout et sont prêts à intervenir dès qu’il y a infraction. En outre, comme dans tous les pays du Nord, les travailleurs jouissent d’une rémunération raisonnable ».

Midi : Dans quelle mesure cela peut-il impacter sur le taux de chômage des jeunes à Madagascar ?

Nirina C. : « C’est une opportunité pour Madagascar qui dispose d’une population très jeune. Selon les statistiques officielles, le taux de chômage augmente sans cesse. Les offres d’emploi sont loin de répondre aux demandes de plus en plus croissantes. En 1990, ce sont les jeunes victimes de déperdition scolaire seulement qui ont gonflé le nombre de population active dans la catégorie des chômeurs. Depuis l’an 2000, la moitié des jeunes diplômés de l’Université n’arrivent plus à trouver du travail en rapport avec leur niveau d’études et courent derrière chaque concours réservé aux élèves qui ont à peine terminé le Secondaire. Cette situation engendre des conséquences fâcheuses dans la société et l’économie malgache ».

Midi : Comment éviter les erreurs du passé en matière de recrutement de travailleurs pour l’étranger ?

Nirina C. : « Il y a une complémentarité importante à créer. Pour être solide, viable et durable, ce système de complémentarité aussi bien dans le processus de mise en place et dans la structure que dans le fonctionnement doit être strictement moulé dans le cadre politique, diplomatique et de coopération saine et mutuellement avantageuse entre les deux pays. La mise en place d’un tel projet vu les réalités entre les deux pays qui se complètent en termes d’emploi d’une part et de demande d’emploi d’autre part, ne peut être que bénéfique des deux côtés. Il fallait juste faire les choses d’une manière claire et conforme à l’éthique du métier des deux pays et éviter les erreurs du passé ».

Midi : Qu’en est-il de la situation de votre société ?

Nirina C. : « La société ARIM dispose déjà d’un siège à Moramanga, ville d’où je suis originaire. En termes de création d’entreprise et administrativement parlant, tout est déjà en règle. Il reste l’obtention d’agrément à la fois au niveau du Ministère de la Fonction publique du Travail et des Lois sociales et au niveau du Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle. La société se veut être vraiment très professionnelle et digne de cette forme de coopération qui s’installe entre les deux pays. Dans son système de fonctionnement, ARIM réagit en fonction des demandes en provenance de ses partenaires ou des organismes chargés de recrutement sur place. Il y aura alors en aval un travail de communication intense afin que les offres présentées aient une large diffusion sur l’ensemble du territoire national ».

Midi : Quid des « mpanera » ou intermédiaires ?

Nirina C. : « L’agence ARIM et ses partenaires envisagent cinq étapes à remplir pour que l’embauche soit en bonne et due forme et surtout préserver l’honnêteté et les vertus du travail. Voilà dans son ensemble le processus de recrutement envisagé. Des mesures sont prises pour éliminer les intermédiaires, à l’origine de toutes formes de corruption, car le contact et toute information se feront directement par le biais de l’agence ARIM ».

Propos recueillis par R. O

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