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dimanche, mai 22, 2022
DomicileÀ lireFinancement des présidentielles : 17 milliards d’Ariary encore à rechercher

Financement des présidentielles : 17 milliards d’Ariary encore à rechercher

La communauté internationale accompagne toujours Madagascar dans ses processus électoraux depuis 2013.

Le blocage subsiste réellement au niveau des financements des prochaines élections présidentielles.

La CENI a envoyé mardi dernier au gouvernement et au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ses propositions sur le calendrier électoral. « La balle est désormais dans le camp du gouvernement. », affirme le vice-président de la CENI Thierry Rakotonarivo. Avant de préciser : « En fixant le calendrier des prochaines élections présidentielles, le gouvernement n’est pas lié par les propositions de la CENI. ». D’après Thierry Rakotonarivo, on n’a rien à craindre sur le plan technique des préparations de ces élections. Par contre, des problèmes financiers subsistent réellement. « La Loi de Finances pour 2018 a prévu une enveloppe de 40 milliards d’ariary à titre de contribution financière de l’Etat à l’organisation des prochaines élections présidentielles. Cette prévision a été établie fin 2017, c’est-à-dire avant l’adoption des nouvelles lois électorales. Nouvelles lois électorales qui prévoient des nouvelles dispositions dont la mise en œuvre appelle à des dépenses supplémentaires, pour ne citer que celles relatives aux bureaux de vote. Ces nouvelles dispositions stipulent que pour un bureau de vote, le nombre des électeurs ne doivent pas excéder 700 électeurs. Avec les nouvelles lois électorales donc, il y aura 6 000 bureaux de vote de plus. Donc 26 000 bureaux de vote au total. », explique le vice-président de la CENI.

Gap. Thierry Rakotonarivo d’enchaîner : « Or, pour un bureau de vote, il faut une urne, un isoloir et au moins cinq membres pour assurer son fonctionnement. Or, un membre du bureau de vote a droit à 15 000 Ar d’indemnité au moins. Sans parler d’autres dispositions impérativement à mettre en œuvre dans le cadre de la sécurisation des opérations électorales et de la restauration de l’apaisement, condition sine qua non d’une élection crédible et acceptée par tous. » Du côté de la communauté internationale qui doit apporter sa contribution financière à l’organisation des prochaines élections présidentielles, 12 millions de dollars ont été prévus dans le cadre du Pacem (Programme d’Appui au Cycle Electoral à Madagascar). D’après une information digne de foi, 5 millions de dollars sur ces 12 millions de dollars sont encore à rechercher. Soit environ 17 milliards d’Ariary. Pour le moment, les partenaires techniques et financiers de la Grande Ile semblent réticents à combler le vide. Qu’est-ce qu’ils attendent ces partenaires techniques et financiers de Madagascar qui ne cessent de prôner une élection présidentielle inclusive, libre, crédible, démocratique et acceptée par tous ?

Décision de la HCC. Tout est actuellement focalisé sur l’article 8 de la décision n°18 de la HCC qui dispose : « Le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la CENI, l’organisation d’une élection anticipée durant la saison sèche au cours de cette année 2018, mais sous réserve des possibilités techniques, matérielles et financières réelles assurant des élections libres, honnêtes et transparentes ».  Au moment où l’on parle, les possibilités financières réelles des prochaines élections présidentielles inquiètent sérieusement  bon nombre d’observateurs.  « Il n’est plus possible de tenir cette élection à la date du 29 août. Par contre, il faut préciser que c’est toujours une élection anticipée lorsqu’il se tient avant le 24 novembre de cette année. », explique Thierry Rakotonarivo. Vendredi dernier, le président du MDE (Madagascar Développement Ethique) Serge Zafimahova estime que le troisième scénario de la CENI qui propose la tenue du 1er tour des prochaines présidentielles le 29 mai 2019 est « le plus crédible pour aboutir à des élections apaisées et acceptables pour éviter une crise postélectorale annoncée ». En tout cas, puisqu’il n’y aura pas un Conseil de gouvernement demain (26 juin), le calendrier électoral ne sera pas publié dans quelques jours.

R. Eugène

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