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mardi 7 février 2023
DomicileEconomieWWF/TRAFFIC : Plus de 21 000 tortues terrestres exportées illégalement en Asie

WWF/TRAFFIC : Plus de 21 000 tortues terrestres exportées illégalement en Asie

Le commerce illégal des espèces sauvages a connu une recrudescence sans précédent depuis l’année 2000. En effet, il occupe actuellement la quatrième place dans le classement des types de trafic dans le monde, après les stupéfiants, les contrefaçons et la traite d’êtres humains. Les espèces endémiques de Madagascar ne sont pas épargnées et plusieurs espèces font l’objet d’exploitation frauduleuse. Selon une étude menée par TRAFFIC, le réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages, qui est un programme conjoint du WWF (Fonds Mondial pour la Nature) et de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), plus de 21 000 tortues terrestres ont été exportées illégalement en Asie entre 2009 et 2016. En outre, plusieurs milliers d’autres tortues sont consommées illicitement par les Malgaches. Et en avril 2018, les autorités compétentes ont procédé à la saisie de près de 10 000 tortues radiées, la plus grande saisie de tous les temps, indiquant l’envergure nouvelle que prend le trafic de cette espèce.

Engagement des magistrats. La faible application des lois en vigueur reste l’un des facteurs alimentant cette pratique illégale.  En effet, malgré une politique pénale élaborée en 2012 contre le trafic de tortues, seuls 20 % des accusés ont été jusqu’à maintenant condamnés. Les 80 % restants sont libérés pour manque de charges, ou par méconnaissance des dispositions pénales à appliquer contre les trafiquants, a-t-on appris. Il arrive que certains hésitent à condamner une personne pour avoir attrapé un petit animal vivant sans l’avoir tué. Face à cet état de fait, des magistrats s’engagent dans la lutte contre le trafic de tortues à Madagascar. En fait, WWF/TRAFFIC et le ministère de la Justice ont décidé de joindre leurs efforts avec l’appui de l’United States Fish and Wildlife Service (USFWS).  Ensemble, ils œuvrent pour renforcer le système judiciaire malgache à travers le renforcement de capacités des magistrats sur l’importance de la biodiversité de Madagascar. L’École nationale de la Magistrature et des Greffes formera ainsi 50 magistrats, officiers de police, gendarmes, policiers aux frontières, douaniers et agents de l’environnement. Ce qui permettra de s’assurer que toutes les procédures pénales contre les trafiquants arrêtés soient désormais conduites à leur terme avec une sanction exemplaire.

Recueillis par Navalona R.

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