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mercredi 17 août 2022
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Développement des compétences : Un manque crucial de formateurs au niveau des cinq secteurs prioritaires

Lors de la restitution de l’étude diagnostique sur la formation professionnelle. (Photo : Yvon Ram)

Un grand besoin de formation professionnelle continue est constaté dans le but de développer les qualifications du capital humain à Madagascar.

En effet, c’est l’un des facteurs permettant d’améliorer la compétitivité des entreprises face à la rude concurrence tant sur le plan national qu’international. C’est pourquoi, les partenaires sociaux et l’Etat ont pris l’initiative de créer le Fonds Malgache de Formation Professionnelle (FMFP), avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Ce Fonds qui sert à développer la formation professionnelle continue, est maintenant opérationnel tout en ciblant cinq secteurs prioritaires. Il s’agit du Tourisme-Hôtellerie-Restauration, du Bâtiment-Travaux Publics et Ressources Stratégiques, du Développement rural, de la Technologie de l’Information et de la Communication et du Textile-Habillement-Accessoires. Mais à l’issue d’une étude diagnostique suivie d’un état des lieux et d’une proposition d’un dispositif de labellisation de la formation professionnelle continue, réalisée par le consortium FTHM Consulting/SFERE sur financement du programme PROCOM, un manque crucial de formateurs a été identifié au niveau de ces cinq secteurs prioritaires.

Formation interne. Ce qui ne permet pas ainsi de développer les compétences des acteurs concernés en conformité aux attentes des grandes entreprises. En effet, ces dernières développent généralement des cursus de mise à niveau et des cursus de spécialisation. Pour le cas du secteur de tourisme, entre autres, Tojo Lytah Razafimahefa, le vice-président de la Confédération du Tourisme de Madagascar, a soulevé qu’on y recense au plus 20 formateurs alors que bon nombre des employés y compris les managers manquent de qualification. Quant au secteur TIC, l’étude diagnostique a fait ressortir plutôt la recrudescence des formateurs informels ne disposant pas forcément des compétences requises face à un gros déficit en matière de compétences. Dans les autres secteurs comme le Bâtiment Travaux Publics et les Ressources Stratégiques ainsi que le Textile-Habillement-Accessoire, le nombre de formateurs est insuffisant d’autant plus que des formations en matière de métiers spécifiques sont réclamées par les entreprises. Ces dernières se contentent ainsi de la formation en interne de leurs employés.

Labellisation. Face à cet état de fait, une refonte en profondeur de la formation professionnelle continue à Madagascar est de mise. Il a été évoqué lors de la restitution de cette étude diagnostique qu’un processus de labellisation de la formation professionnelle proposée par les différents centres de formation recensés au niveau de ces cinq secteurs prioritaires, est en vue via l’élaboration d’un plan d’action par toutes les parties prenantes. « Cette action coïncide avec l’objectif du Fonds Malgache de Formation Professionnelle qui est de rehausser la qualité de l’offre de formation à Madagascar », a exprimé Jean Luc Ramamonjiarisoa, le directeur général de ce Fonds. Il faut savoir également que cette labellisation de la formation professionnelle continue contribue notamment à l’amélioration de la compétitivité des entreprises via l’adéquation de la formation/emploi. Ce qui permettra entre temps de faciliter l’intégration des 4 millions de chômeurs recensés dans le pays dont 70% d’entre eux sont des jeunes, sans compter les nouveaux diplômés au nombre de 400 000 à 500 000 qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Navalona R.

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