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samedi 10 décembre 2022
DomicilePolitiqueRemboursement de carburant : Grogne dans les rangs des députés

Remboursement de carburant : Grogne dans les rangs des députés

Les députés attendent de pied ferme le passage du gouvernement à l’Assemblée nationale.

Les nouveaux députés manquent de moyens pour l’exercice de leur mandat.

La revendication relative aux 4×4 des députés semble être classée sans suite. Une revendication qui a été, rappelons-le, déclenchée par le discours prononcé par la nouvelle présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa après son élection au perchoir durant la récente session spéciale des nouveaux élus. La députée d’Ambatofinandrahana a déclaré haut et fort que les députés doivent être dotés de moyens leur permettant d’exercer leurs fonctions. Quelque part, l’Exécutif n’a pas cautionné la déclaration de Christine Razanamahasoa qui ambitionne de redorer le blason de cette Institution de l’Etat. Mais, tout ne s’est pas arrêté là. Actuellement, des voix s’élèvent à Tsimbazaza pour dénoncer les modalités de calcul adoptées pour le remboursement des frais de déplacement des députés dans le cadre de leur récente session spéciale. « Comment peut-on faire un aller-retour entre Ambatondrazaka et Antananarivo avec un carburant d’une valeur de 136.000 Ar, et avec l’état actuel de la RN 44 ? », s’interroge le député d’Ambatondrazaka Fidèle Razara Pierre.

Désagréments. Cet élu d’un district de la région d’Alaotra Mangoro d’enfoncer le clou : « En plus de cette sous-évaluation de nos frais de déplacement, certains députés utilisent leurs propres voitures et prennent en charge en conséquence les dégâts occasionnés par le mauvais état de route dans leurs circonscriptions respectives. » En fait, l’élu TIM d’Ambatondrazaka déplore les désagréments rencontrés dans l’exercice de leur mandat qui ne fait que commencer. Outre ces difficultés relatives à leurs déplacements, certains députés, notamment ceux qui viennent de très loin et des districts enclavés, connaissent des problèmes d’hébergement dans la Capitale durant leur session. La capacité d’hébergement du centre d’accueil de Tsimbazaza est limitée à 96 députés. Les autres sont obligés de se débrouiller ailleurs. Or, les députés sont non seulement des élus du peuple, mais également et surtout ils ont pour mission de contrôler l’action du gouvernement. Là où le bât blesse, c’est que l’autorité de contrôle se trouve en position d’infériorité par rapport à l’autorité contrôlée en termes de moyens.

Session budgétaire. En tout cas, à l’exception de Hasimpirenena Rasolomampionona (député de Fandriana) et de Ludovic Adrien Raveloson (député de Mahabo) qui croupissent encore en prison, les nouveaux députés regagneront Tsimbazaza le 12 août prochain pour une session extraordinaire. Au cours de cette session, les nouveaux élus seront amenés à réduire de 32 à 22 le nombre des commissions à l’Assemblée nationale. 10 des 32 présidents des commissions nouvellement élus seront donc remerciés. Après cette session extraordinaire, ils seront convoqués à une session budgétaire qui commencera, selon l’article 75 de la Constitution, le troisième mardi du mois d’octobre. Cette session ordinaire consacrée principalement à l’adoption de la loi de finances s’annonce mouvementée. Les députés trouveront une belle opportunité pour remettre sur le tapis leur revendication relative à leurs moyens de travail. Mais, force est d’admettre que leurs moyens de pression sont limités. La majorité absolue à l’Assemblée nationale est tenue de se soumettre aux consignes de la formation politique à laquelle elle appartient.

R.Eugène.

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