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jeudi 11 août 2022
DomicilePolitiqueConjoncture : Come back en douceur des partis historiques

Conjoncture : Come back en douceur des partis historiques

Même à 84 ans Didier Ratsiraka n’a pas abandonné son terrain de prédilection et fera une déclaration demain. Il annoncera les résolutions de son parti Arema qui vient de terminer une réunion politique de deux jours à Ilafy. L’ancien dirigeant socialiste sort aussi de son silence pour émettre son avis sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays, a-t-on indiqué. Après avoir essuyé un cuisant échec lors de la présidentielle de 2018, Didier Ratsiraka a plongé dans un long mutisme mais refait surface, en décembre 2019, à Ivato lors de la consultation nationale relative à la revendication des îles éparses. Dans un contexte marqué par la menace de la pandémie de coronavirus, le scandale des doublons de carte d’identité nationale, la remise en question du processus électoral, cette sortie du fondateur du parti Arema montre, en tout cas, qu’il y a du mouvement au sein des partis historiques.

Ils ont fait l’histoire politique du pays mais beaucoup d’entre eux ont essuyé des échecs cuisants lors des dernières élections. D’autres ont même préféré éviter le verdict des urnes en boycottant les élections, soit par manque de moyens financiers soit par absence de représentants. Mais ces partis ne disparaissent pas définitivement du paysage politique. Comme le parti UNDD fondé par Albert Zafy et dirigé actuellement par Emmanuel Rakotovahiny. Ce parti qui a été aux commandes durant la première partie de la troisième République a déjà fait signe de son existence en annonçant qu’il tiendra d’ici peu un congrès où il marquera ainsi son come back dans l’arène. Bien que le parti n’a pas participé aux élections depuis plusieurs années, certaines figures restent toujours au service du débat politique, comme Joseph Randriamiharisoa, Bruno Betiana ou Omer Beriziky.

Le parti Avi, quant à lui, refuse d’admettre son extinction et réclame haut et fort son existence après avoir été en retrait de la scène politique. Lors du congrès du parti en janvier dernier, le fondateur du parti, Norbert Ratsirahonana a soutenu que son parti existe bel et bien. Et pour justifier sa présence, le parti qui revendique plusieurs élus à son compte au niveau du sénat, de l’assemblée nationale, et à la tête des communes, vont tenir des réunions politiques dans certaines régions. Le parti confirme son soutien au régime actuel. Contrairement au parti MFM qui reste très critique au régime. Le parti « mafana » tiendra, lui, un conseil national en avril prochain, a-t-on annoncé. « On est toujours en phase de redynamisation du parti » confirme un membre du bureau politique du parti. Une redynamisation qui devra faire face aux jeunes partis ambitieux et populaires, notamment le TGV et le TIM.

Rija R. 

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