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samedi 4 février 2023
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Académie nationale de Médecine de Madagascar : « Le Covid-Organics n’est pas un médicament »

Le système de suivi devrait permettre de détecter d’éventuels effets secondaires ou indésirables du Tambavy CVO.

L’Académie nationale de Médecine de Madagascar a été reçue par le Président de la République le 22 avril dernier.

L’Académie nationale de Médecine affirme que ses doutes et les réserves quant à l’utilisation du covid-organics (Tambavy CVO) ont été « levés ». Un changement intervenu suite à une rencontre entre les membres de ladite académie et le Président de la République, Andry Rajoelina le 22 avril dernier à Ambohitsorohitra. Un entretien qui a vu la présence d’Assoumacou Béatrice, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui a représenté le ministre de la Santé publique Ahmad Ahmad. Ainsi, « l’Académie nationale de Médecine de Madagascar ne s’oppose pas à son utilisation sous forme de Tambavy »; tout en précisant que le « Covid-Organics n’est pas un médicament mais un remède traditionnel amélioré ». Une utilisation que l’Académie nationale de Médecine « laisse à la libre appréciation de chacun sous réserve de respecter la dose indiquée, notamment pour les enfants ». Par ailleurs, l’Académie nationale de Médecine affirme « soutenir la volonté de l’Etat malagasy dans la recherche de toute solution contre la pandémie liée au covid-19 ainsi que les efforts des scientifiques et des chercheurs malagasy ».

Recommandations. Ayant comme vocation de conseil, d’appuis et de contribution dans l’avancée scientifique d’une manière générale et dans le domaine de la Médecine et de la recherche y afférente en particulier, l’Académie nationale de Médecine de Madagascar recommande la « mise en place d’un système de suivi des personnes ayant consommé le Tambavy CVO ». Une « procédure normale » qui ne semble pas avoir été mis en place jusqu’à présent. Interrogé sur la question, le Dr Lamina Arthur, directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique de Madagascar de noter : « Comme le covid-organics est un remède traditionnel amélioré comme beaucoup de produits de l’IMRA, il n’y a pas eu systématiquement de système de suivi des personnes qui les prennent ». Le Dr Lamina Arthur également de préciser : « Bien sûr, on peut mettre en place ce système pour répertorier auprès des centres de santé prenant en charge les éventuels cas d’effets secondaires et/ou effets indésirables ». L’approche et les outils de collecte des données, quant à eux, seront étudiés par les services techniques du ministère en charge de la Santé publique si l’on s’en tient toujours aux explications du Dr Lamina Arthur. Une tâche qui devrait facilement se faire étant donné les acquis des expériences des campagnes de vaccination menées à Madagascar. Si la première déclaration de l’Académie nationale de Médecine de Madagascar était fracassante pour l’opinion publique, la seconde, quant à elle, tend à faire taire les doutes ayant été suscités. Reste à savoir si les effets seront les mêmes.

José Belalahy

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