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jeudi 11 août 2022
DomicileCOVID-19Déconfinement scolaire : Feuille de route pour rouvrir les écoles en toute sécurité

Déconfinement scolaire : Feuille de route pour rouvrir les écoles en toute sécurité

Face au préjudice subi par les élèves depuis la fermeture des écoles à travers le monde pour cause de pandémie de Covid-19, des organismes onusiens roulent pour la réouverture des écoles, en respectant quelques points essentiels, récapitulés dans une feuille de route en vue d’une reprise des classes, sans risque.

La fermeture généralisée des écoles dans quasiment tous les pays, avec 1,3 milliard d’élèves impactés, cause un préjudice important si elle venait à se prolonger encore longtemps. Ce constat des plusieurs organismes onusiens (UNESCO, UNICEF, PAM) et de la Banque mondiale, les ont amenés à orienter vers la réouverture des écoles. Avertissant les autorités sur les impacts de la suspension de la scolarisation des enfants, les mêmes organismes d’affirmer que «les fermetures massives de structures éducatives en riposte à la pandémie de COVID-19 constituent une menace sans précédent pour l’éducation et le bien-être des enfants…». Les menaces à long terme qui pèsent sur les enfants déscolarisés, soulignées par la directrice générale de l’UNICEF, sont notamment le travail des enfants, la violence, les problèmes de santé, le mariage précoce, le creusement des inégalités, ou encore le décrochage scolaire. « Si nous ne faisons pas de la réouverture des écoles une priorité – lorsque les conditions sont réunies pour les rouvrir en toute sécurité –, nous assisterons probablement à un recul catastrophique des progrès accomplis en matière d’éducation », précise-t-elle.

Pas de données probantes. La situation en milieu rural et dans les pays pauvres a été particulièrement soulignée. Les plats servis dans les cantines constituent le seul repas de la journée pour de nombreux enfants. C’est le cas, dans le monde, de 370 millions d’enfants, dont des élèves malgaches, privés de ces repas scolaires, une bouée de sauvetage pour les familles démunies, plaide le directeur exécutif du PAM.

L’UNESCO, l’UNICEF, le PAM et la Banque mondiale roulent ainsi pour la réouverture des écoles, arguant que « si nous manquons de données probantes pour évaluer l’incidence de la fermeture des écoles sur les taux de transmission de la maladie, les répercussions de ces fermetures sur la sécurité et l’apprentissage des enfants sont en revanche bien documentées. Les progrès enregistrés pour accroître l’accès des enfants à l’éducation au cours des dernières décennies risquent d’être réduits à néant». C’est ainsi que ces organismes ont publié de nouvelles orientations en vue de rouvrir les écoles, et offrant aux autorités des conseils pratiques pour assurer la sécurité des enfants : la décision des autorités sur la réouverture doit reposer sur « l’intérêt supérieur de l’enfant et des considérations en matière de santé publique fondées sur une évaluation des avantages et des risques associés à la réouverture des écoles ». Ils exhortent alors les gouvernements à évaluer les avantages de l’enseignement en classe par rapport à ceux de l’apprentissage à distance ainsi que les facteurs de risque associés à la réouverture des écoles, en tenant compte du fait que nous ne disposons pas de données probantes concluantes sur les risques d’infection liés à la scolarisation.

Mesures. Aussi, selon la feuille de route proposée, les écoles doivent mettre en place des stratégies visant à rouvrir dans de meilleures conditions, en mettant à leur disposition des services de santé, de nutrition et de soutien psychosocial, ainsi que des installations d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène. Toute une série de mesures devra être mise en place, avec des implications politiques et des exigences de financement pour atténuer les effets de la Covid-19 sur l’éducation. En font partie la mise en place des conditions nécessaires pour réduire la transmission de la maladie, la promotion des comportements adaptés incluant ceux garantissant la possibilité de se laver les mains, la mise en place de procédures pour les membres du personnel ou les élèves qui ne se sentent pas bien, et de protocoles en matière d’éloignement social. De même, il s’agira d’adopter des pratiques visant à compenser les heures d’enseignement perdues, renforcer les méthodes pédagogiques et s’appuyer sur des modèles d’apprentissage mixte, en intégrant des approches d’enseignement à distance, par exemple. Dans tous les cas, la priorité est de veiller à ce que les enfants réintègrent les écoles en toute sécurité et à ce que les conditions soient réunies. Pour rouvrir dans de bonnes conditions, les établissements devront être prêts sur le plan logistique et avoir préparé le corps enseignant.

A Madagascar, 7 millions d’élèves (dont 900.000 élèves préscolaires, 4.650.000 en primaire, 1.100.000 collégiens, 363.000 lycéens de l’enseignement général et 70.000 élèves de l’enseignement et formation technique et professionnelle) ont été impactés par la fermeture des écoles. Il en est de même pour 248.000 enseignants répartis dans 61.000 établissements, dont 73% en milieu rural. Une partie des écoles ont rouvert leurs portes aux élèves des classes d’examen depuis le 23 avril, mais avec des cas d’absence plus ou moins importants. Un nombre plus élevé d’absences est relevé dans les écoles rurales. Les conditions logistiques et humaines en vue d’une réouverture générale des écoles sont actuellement loin d’être réunies.

Hanitra R.

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