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samedi 10 décembre 2022
DomicileCOVID-19Secteur minier : Les grandes exploitations minières en difficulté

Secteur minier : Les grandes exploitations minières en difficulté

Le nickel devient le premier produit d’exportation de Madagascar

L’après Covid-19 sera difficile. Personne n’en doute plus puisque ces plus de trois mois de restrictions ont mis K.O pratiquement tous les secteurs économiques.

Le secteur minier n’est pas épargné par le phénomène, avec notamment les grandes difficultés traversées par les grands projets miniers. Plus particulièrement Rio Tinto QMM et Ambatovy qui sont toutes les deux en arrêt total d’activités. Pour cause de problèmes financiers avant tout pour la première et pour cause de crise sanitaire pour la seconde. En effet, Ambatovy a été obligée de fermer provisoirement ses mines et ses installations, et a dû même faire rapatrier ses cadres étrangers.

Emplois

Un coup dur pour l’économie quand on sait qu’à elle seule, Ambatovy par exemple fait entrer plus de 30% des recettes d’exportation tirées du nickel et du cobalt devenus les premiers produits d’exportation de Madagascar.  Ambatovy est aussi un grand pourvoyeur d’emplois avec  près de 7.500 employés dans les sites de la compagnie dont 3.000 en interne et 4.500 autres auprès des sous-traitants. Ambatovy utilise énormément les compétences locales avec près de 94% des employés qui sont de nationalité malagasy. Cette entreprise minière génère par ailleurs des milliards d’ariary de contrats de fourniture de biens et de service de la part du secteur privé national. Plus de 650 entreprises locales ont obtenu des contrats commerciaux avec Ambatovy. Les revenus fiscaux ne sont bien évidemment pas en reste, puisque rien que pour les premières années d’exploitation, Ambatovy paie plus de 150 milliards d’ariary par an à l’Etat malagasy. Sur les 29 années d’opération à Madagascar, les paiements cumulés atteindront 4,5 milliards USD , soit environ 13.500 milliards d’ariary.

Récession africaine

En tout cas l’après Covid-19 , les grandes mines figureront parmi les secteurs dont la reprise rapide sera indispensable pour le pays. D’ailleurs Madagascar n’est pas le seul pays africain concerné par ces impacts négatifs de la fermeture des grands projets miniers. Selon une étude de la Banque Mondiale, l’Afrique connaîtra sa première récession économique depuis plus de 25 ans, avec des croissances économiques négatives dans les années qui viennent. Et ce, en raison du fait que bon nombre d’économies africaines sont largement dépendantes des exportations minières. En somme , l’industrie minière constitue une véritable manne financière pour certains Etats africains dont Madagascar. C’est le cas notamment du Ghana, l’un des leaders africains de la production aurifère mais qui va connaître des difficultés en raison des blocages du Coronavirus. La République Démocratique du Congo souffre aussi de ce phénomène de la crise quand on sait que l’industrie extractive y représente 97,5% des exportations, 24,7% des recettes courantes et 20% du PIB. En Afrique du Sud, premier producteur mondial de métaux du groupe de platine et important producteur africain d’or et de diamants, les mines contribuent à hauteur de 8% au produit intérieur brut (PIB) et représentent l’un des principaux secteurs pourvoyeurs d’emplois. Toutes ces données démontrent que les mines jouent un rôle extrêmement important dans les économies africaines. Du coup, une chute de la production et des exportations due à la crise sanitaire sera difficile à surmonter.

R.Edmond

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