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jeudi, mai 19, 2022
DomicileSociétéEPI, Formation et Motivation : Enième revendication des paramed

EPI, Formation et Motivation : Enième revendication des paramed

Des paramed de Toamasina se sont joints à la manifestation d’hier. (Photo : facebook)

Manifestation pacifique réussie pour le Syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar. D’Antananarivo à Toamasina, les paramédicaux publics se sont exprimés d’une seule et même voix quant aux conditions de travail dans lesquelles ils sont dans la lutte contre le Covid-19.

« Ce n’est en aucun cas une cessation des activités mais une manifestation pacifique qui a pour objectif d’interpeller les dirigeants sur nos revendications ». Ce sont là les propos de Jerisoa Ralibera, président du syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar (SIS FM) pour mettre dans son contexte la manifestation organisée hier. Un événement qui avait pour but de « tirer sur la sonnette d’alarme quant à la situation de propagation du Coronavirus actuellement dans le pays ». Mais surtout pour « revendiquer – une énième fois – les droits du personnel soignant dans la lutte contre le covid-19 ». « Le corps soignant enregistre des décès, beaucoup d’entre nous sont atteints par la maladie et d’autres attendent les résultats des tests effectués sur eux. Nos revendications n’ont pas encore été satisfaites alors que, si nous voulons soigner les autres, il faut que nous nous protégions aussi », interpelle le président du SIS FM dans une vidéo publiée sur le réseau social Facebook en date du 10 juin dernier. Il conviendrait de noter que des rencontres ont été organisées dans l’objectif de trouver un terrain d’entente entre les diverses parties (syndicat, ministère de la Santé publique, présidence de la République). Jerisoa Ralibera de prendre l’exemple des rencontres organisées entre le cabinet du ministère de tutelle et le syndicat. « Aucun résultat satisfaisant n’est sorti de cette rencontre malgré les diverses propositions avancées par les représentants du syndicat » déplore Jerisoa Ralibera.  

CHU JRA. La section tananarivienne du syndicat s’est donné rendez-vous dans l’enceinte du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Une dizaine de personnes seulement a pu pénétrer l’enceinte dudit centre hospitalier laissant les autres membres du SISFM dehors. Une situation qui aurait frustré quelques-uns des agents de la santé publique. De son côté, les responsables auprès du CHU JRA ont expliqué que « la décision d’interdire les membres du syndicat de tenir leur manifestation dans l’enceinte de l’hôpital était en relation avec les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ». « On ne peut pour le moment pas réunir beaucoup de personnes à la fois dans un endroit de l’hôpital. On limite autant que possible le flux de personnes entrant et sortant du CHU JRA en raison du Covid-19. Une décision qui n’est pas étrangère au personnel soignant », explique un responsable auprès dudit centre hospitalier. Dans cette quête de droits, le SISFM aurait demandé à avoir un entretien avec le président de la république. Ce qui n’aurait pas encore eu une réponse favorable jusqu’à présent. 

José Belalahy

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