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dimanche, mai 22, 2022
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Festival d’art vidéo Boda Boda Lounge 2020 : 15 œuvres africains à sélectionner

À l’occasion du festival d’art vidéo Boda Boda Lounge 2020, l’association La Teinturerie hébergera en ces lieux, l’organisation et la diffusion du festival.

Boda Boda Lounge lance actuellement un appel à soumission d’œuvres d’art vidéo, films et court-métrage réalisés par des artistes basés en Afrique ou de la Diaspora africaine. Les œuvres sélectionnées seront projetées dans une exposition collective à travers le continent. Le thème de cette édition, « now bite the hand that feeds you ». Monte ta vidéo et dépose ton dossier pour pouvoir participer au festival. Un droit de diffusion de 200$ à la clé pour chacun des 15 participants sélectionnés dans toute l’Afrique. Les artistes sont invités à s’exprimer sur le dialogue que la communication visuelle établie avec ce système de dépendance, en mettant en œuvre une forme passive de protestation par la créativité comme vecteur de libération et en rappelant que nos propres mains sont les véritables mains qui nous nourrissent. En d’autres termes, l’autosuffisance l’emporte sur la dépendance.

Quelque part dans ce qu’on appelle le Nord, quelqu’un achète et accumule des marchandises. Ces mêmes biens comme les vêtements et nourriture, sont ensuite jetés et exportés vers un pays du Tiers-Monde dans ce que l’on conçoit généralement comme un acte de charité, alimentant un système d’intermédiaires qui en tirent profit. Tandis qu’un autre pays du Sud vend les mêmes vêtements usagés sur un trottoir, au lieu de les produire localement. Cette circulation a donc diverses implications. Une grande dépendance entraîne une grande vulnérabilité. Dans la communication du « développement », l’image d’un enfant appauvri et misérable est souvent manipulée en surimpression pour l’associer à l’image d’une femme bienveillante, rappelant ainsi une autre version du sentiment de miséricorde. Cette idée d’un enfant vulnérable et sans défense incarne la véritable identité d’entreprise de l’action mondiale d’aide humanitaire. Un monde où l’aide devient un commerce et où les récits ankylosés renforcent le fossé hiérarchique entre les deux hémisphères.
Il est peut-être temps de remettre en question cette image de la main tendue, en amputant avec elle ce système de dépendance cachée. Contrairement à la maxime populaire, il vaut mieux  » mordre la main qui te nourrit« . Dans ce monde proposé, l’intuition et l’ingéniosité sont des valeurs fondamentales dans la tentative de recadrer les récits ,et de réinventer l’humanité. Ici, la non-formalité en vient à représenter une sorte de capitulation – au sein de la production créative – comme moyen de libération, s’opposant clairement, ou complétant des cadres plus formulés et contrôlés, et établissant un contraste sévère avec l’agenda de la modernité et le projet colonial. » Now bite the hand that feeds you », est une proposition  avec le duo d’artistes João Roxo  de Maputo et Russel Hlongwane  de Durban comme commissaires. Ce duo a été invité par le Centre d’art Waza et Visual Art Network South Africa (VANSA).

 

Recueillis par Zo Toniaina

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