- Publicité -
mercredi 29 mars 2023
DomicileÀ lireCoronavirus : Reconfinement à Tana, 4 000 éléments des Forces de l'ordre mobilisés

Coronavirus : Reconfinement à Tana, 4 000 éléments des Forces de l’ordre mobilisés

Le couvre-feu est reconduit et sera appliqué de 20h à 4h du matin. Retour à la case départ pour la Capitale.

Comme il fallait s’y attendre, les Conseils des ministres exceptionnels de samedi et dimanche ont pris la décision de la reprise du reconfinement total de 15 jours pour la Région Analamanga, deux mois, ou enfin presque, après l’annonce du déconfinement progressif. Une décision qui ne constitue nullement une surprise vu la recrudescence des cas confirmés à Tana ces derniers temps. D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, bon nombre de Tananariviens, faisant référence à l’indiscipline générale et généralisée sur le terrain, ont réclamé le reconfinement. Pendant le week-end, le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle a annoncé au total 429 nouveaux cas de COVID-19. Le Conseil des ministres a ainsi annoncé la reconduction des mesures prises au tout début de la pandémie. Parmi les décisions annoncées figure la fermeture de toutes les entrées et sorties de la ville. Même les transport des dépouilles mortelle vers les autres régions sont interdits. Aucun véhicule ne sera autorisé à entrer ni sortir d’Antananarivo. Les voitures des particuliers peuvent quant à elles circuler jusqu’à 14h avec seulement trois passagers à bord. En outre, tous les évènements culturels et sportifs, ainsi que les cultes sont suspendus.  » Toutes les Eglises sont fermées même celles qui ont respecté la distanciation sociale « , a annoncé la ministre de la Communication, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo. En effet, il n’est plus question d’autoriser les réunions et attroupements de moins de 50 personnes. Les Forces de l’ordre veilleront à ce que les bars et les karaokés soient fermés. A partir de ce jour, tous les magasins et commerces qui ne sont pas dans les services essentiels ferment leurs portes. Seules les grandes surfaces, les pharmacies et les centres de santé sont autorisées à ouvrir. Quant à eux, les épiceries et les marchés des PPN peuvent poursuivre de 6h à midi mais comme ce fut le cas au début du confinement, seule une personne par foyer peut sortir pour faire les courses, tout en respectant les gestes barrières. Le port de masque est obligatoire pour tout le monde. Les taxi-be qui ont menacé de faire grève à partir de ce jour vont se réjouir puisqu’ils sont appelés à suspendre leurs activités. Cette mesure concerne aussi bien les transporteurs urbains que suburbains, annonce le ministre des Transports. Une décision plutôt normale vu l’indiscipline et la reprise des  » seza volamena  » constatés ces derniers temps. A partir de ce jour, seuls les taxis sont autorisés à circuler jusqu’à 14h pour assurer le transport des malades chez les pharmacies ou à l’hôpital, indique le communiqué du Conseil. Cependant, les taxis sont appelés à respecter les gestes barrières et à ne transporter, outre le chauffeur, que trois passagers. Le gel hydroalcoolique est obligatoire pour eux. Par ailleurs, le véhicule doit passer à la désinfection tous les jours. Si l’on s’en tient aux explications du ministre de tutelle, les motos et les bicyclettes ne peuvent plus transporter de passager. Toutes les autorisations de circuler sorties auparavant par le Centre de Commandement Opérationnel COVID-19 sont considérées comme nulles et non avenue. En effet, aucune autorisation ne sera plus acceptée. Seuls ceux travaillant dans les services essentiels pourront circuler, à condition d’apporter des pièces justificatives. Même disposition pour les agents de l’Etat et le personnel médical qui doivent aller travailler. L’enseignement est suspendu dans tout Tana. L’administration publique assurera quant à elle un service minimum. Le Conseil des ministres a ordonné une campagne de désinfection massive des marchés et de tous les lieux publics. Afin que la population puisse prévenir le coronavirus, la distribution du Covid-Organics va reprendre au niveau des quartiers. Cette fois-ci, les Forces de l’ordre ont reçu l’ordre formel de renforcer le contrôle de l’application des mesures dans le cadre de l’Etat d’urgence sanitaire. En effet, après Toamasina, c’est désormais au tour de la Région Analamanga de bénéficier d’une forte mobilisation des éléments des Forces de l’ordre. Au total, 4.000 militaires, gendarmes et policiers vont être mobilisés au niveau des 6 arrondissements de la Capitale. L’application des mesures, notamment les travaux d’intérêt général, va être renforcée, a annoncé le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le général Richard Ravalomanana. Cette fois-ci, le TIG durera une journée. Il serait même question de placement en garde à vue pour les récalcitrants. Pour les transporteurs clandestins, le SEG annonce la fourrière et le retrait de la licence et du permis de conduire. Plusieurs barrages vont être érigés dans les rues de Tana pour assurer l’application de toutes ces mesures. Si l’on se réfère à la loi n°91-011 du 18 juillet 1991 relative à la situation d’exception, sont concernés par la réquisition les services de ravitaillement, l’eau et l’énergie, les hôpitaux et la santé, les services vétérinaires, les transports des marchandises, postes et télécommunications, la radiodiffusion et télévisions, le service de voirie, les banques, la justice, les Affaires étrangères, l’Intérieur, la Défense nationale, les Finances.

Davis R

- Publicité -
Suivez nous
311,259FansAimer
1,754AbonnéesSuivre
Articles qui pourraient vous intéresser

9 COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez saisir votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici