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mercredi 10 août 2022
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Projet MAP InsuResilience : Un partenariat multi-acteurs pour renforcer la résilience aux chocs climatiques

Madagascar fait partie des sept pays en Afrique et en Asie, qui bénéficie du projet MAP InsuResilience financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ).

En effet, la Grande-île est le premier pays le plus exposé aux catastrophes naturelles en Afrique et le 4e pays le plus vulnérable face au changement climatique au monde, selon l’Index des risques climatiques 2020.  On peut citer, entre autres, les inondations, les cyclones et la sécheresse. Ces phénomènes continuent de sévir dans le pays, et ce, de manière intense. Ce qui engendre des conséquences incommensurables tant sur le plan social qu’économique. A titre d’illustration, le passage du cyclone Enawo en 2017 a provoqué plus de 424.000 sinistrés et des pertes estimées à environ 415 millions USd, selon la Banque Mondiale, tandis que le cyclone Ava a ravagé près de 90% de la ville portuaire de Toamasina en 2018. En outre, plus de 1,6 millions de personnes dans le Grand Sud, ont de difficulté d’accès aux nourritures en raison de la sécheresse, d’après une étude menée  par le BNGRC en avril 2020.

Projet stratégique. Cependant, Madagascar s’est souvent concentré auparavant sur les activités de réponse post-catastrophe et de relèvement rapide. Une prise de conscience a eu ensuite lieu puisqu’investir dans la préparation et de prévention de ces risques climatiques et aux catastrophes, s’avère indispensable. Pour ce faire, le pays dispose cependant d’un soutien financier limité. Raison pour laquelle, un nouveau projet MAP InsuResilience  ou «Partenariat multi-acteurs sur le financement et la préparation aux risques liés au climat et aux catastrophes dans le contexte du partenariat mondial InsuResilience (IGP), a été lancé hier à l’hôtel Colbert à Antaninarenina. « Il s’agit d’un projet stratégique visant à créer un partenariat multi-acteurs au niveau national représentant l’administration, le secteur privé, la société civile et le monde des académiciens ainsi que les partenaires techniques et financiers, en vue de renforcer la résilience de Madagascar aux chocs climatiques », a exposé Martina Solofofiaviantsoa,  coordinatrice technique du projet MAP InsuResilience. Notons que ce projet, financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), sera mis en œuvre par le Care International et le SAF/FJKM, sur une période de 30 mois. Et Madagascar fait partie des sept pays en Afrique et en Asie bénéficiaires de ce projet.

Harmoniser les actions. Et il faut savoir que de nombreuses initiatives réalisées par divers acteurs dans les domaines des risques climatiques, de la Réduction des risques de catastrophes, des mécanismes de financement et dans le domaine de l’assurance sont en cours dans le pays. «Ce projet consiste ainsi à regrouper ces différents partenaires et à renforcer leurs capacités pour mener des actions communes d’anticipation sur les réponses post-catastrophes afin de renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux risques climatiques et aux catastrophes. En effet, nous avons besoin de l’implication de toutes les parties prenantes pour trouver des solutions innovantes tout en améliorant la vie des communautés les plus vulnérables à Madagascar, en particulier les femmes et les filles. Réunir leurs efforts vers une meilleure résilience du pays par rapport aux risques climatiques et aux catastrophes constitue ainsi notre défi », a évoqué Mme Jactat, directrice de Pays adjointe-Programme Care International à Madagascar.

Et le directeur national de SAF/FJKM, Rahajary Tsialoninarivo, a ajouté que le projet MAP InsuResilience cherche à valoriser et harmoniser toutes les actions entreprises par les différents acteurs pour faire face aux chocs climatiques et aux catastrophes. « Il faut ainsi consolider toutes nos actions et nos efforts pour mobiliser les ressources nécessaires afin d’atteindre une résilience durable dans des principes de lutte contre la pauvreté et de considération de l’approche genre et de droit de l’Homme. En outre, les organisations de la société civile s’engagent à apporter leur contribution aux efforts de l’Etat ayant une fonction régalienne, dans la mise en œuvre de la politique et de la stratégie nationale de gestion des risques climatiques et de catastrophes. L’objectif commun est de prévenir les risques climatiques et catastrophes tout en protégeant l’économie des chocs et des vies des communautés vulnérables », a-t-il réitéré. Force est de reconnaître que les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche sont très fragiles  à ces chocs. « Nous disposons déjà un cadrage politique visant à atténuer ces risques », a déclaré le directeur de Cabinet du ministère de tutelle, lors du lancement officiel de ce projet.

Modèle de financement. Toujours dans le cadre de cet atelier de lancement du projet MAP InsuResilience, « toutes les parties prenantes vont adopter une vision commune tout en identifiant un modèle de financement adapté qui a été basé sur les acquis des acteurs ainsi qu’une solution efficace d’assurance des risques climatiques et de catastrophes », a soulevé Martina Solofofiaviantsoa,  coordinatrice technique du projet. « A part la mise en place et la mise en œuvre de ces mécanismes de financement et d’assurance des risques climatiques et de catastrophes au niveau national, les expériences des autres pays vulnérables et la collaboration avec le réseau international comme l’IGP, seront prises en compte dans le cadre de ce projet. Le secteur privé est également sollicité à s’impliquer davantage étant donné qu’il s’agit d’un domaine ayant un aspect transversal. Il ne faut pas oublier que les effets néfastes des catastrophes naturelles sont amplifiés par les impacts du changement climatique. Et c’est encore aggravé par les actions anthropiques pour ne citer que les feux de brousse qui sont actuellement en recrudescence sur la RN 4 », a conclu Felana Andrianaivo, spécialiste du programme de Sécurité alimentaire et de résilience au changement climatique au sein de CARE International.

Navalona R.

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