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mardi 9 août 2022
DomicileSociétéAntsiranana : Tension entre la mairie et le CDF

Antsiranana : Tension entre la mairie et le CDF

Cela fait trois ans que la « guerre froide » entre le magistrat de la ville de Diégo-Suarez et les membres du Comité de Développement du Fokontany (CDF) a été déclarée. Un différend loin d’être achevé car le dialogue des sourds s’installe. Créé par le maire vers la fin de l’année 2016, dans le but de développer le fokontany et de réaliser des projets, le CDF devient désormais « un moyen d’exploitation». En effet, les membres du CDF ne reçoivent ni matériel ni soutien budgétaire de la part de la mairie. Maigrement assistés, ils sont obligés d’utiliser les moyens du bord. Selon les dires d’un président du comité d’un fokontany, « le maire n’a pas tenu sa promesse. Depuis la création du CDF, il nous a promis de fournir des équipements, notamment des ordinateurs, des imprimantes afin que nous puissions accomplir notre devoir. On est en 2020, jusqu’ici le matériel n’est toujours pas entre nos mains ». De ce fait, les infrastructures des quartiers reculés ne sont pas réhabilitées alors que les revenus des fokontany s’accumulent.

Les quartiers périphériques en subissent les conséquences. Les ruelles ne sont pas bitumées, les buses et canaux d’eaux usées abritent les insectes nuisibles et les rats. Par conséquent, les quartiers périphériques sont victimes d’odeur nauséabonde. La santé des habitants est également menacée, alors qu’une demande a été effectuée par un président du comité de développement de Fokontany l’année dernière, « le CDF a besoin de financement. L’aide sera utilisée pour le nettoyage des rues. Car on sait très bien que cette rue est très utilisée au quotidien ».

Les fontainiers sources de revenus. Les bornes fontaines et les lavoirs publics sont les principales épines dorsales de l’économie d’un quartier. Selon les informations recueillies, un fokontany est doté d’au moins deux fontainiers. Une borne amasse plus de 19 500 ariary par jour. Donc, en un mois, elle accumule plus de 465 000 ariary. « La somme obtenue est versée au BCPI. Pourtant, nous ne recevons ni accusé de réception, ni reçu. Nous ne connaissons pas le numéro de compte. Lorsque nous demandons le numéro, on ne nous donne pas de réponse satisfaisante », témoigne un des membres du CDF. Suite à cette situation, bon nombre d’entre eux refusent de verser les bénéfices. Cette manifestation irrite le maire. Lors de la réunion qui s’est tenue au début du mois de novembre, le magistrat de la ville a haussé le ton. Dès lors, le torchon brûle, l’entente n’est plus cordiale entre la mairie et le CDF.

Antsiranana est devenue un théâtre de conflit entre deux entités. Cette situation engendre un blocage dans le développement de la ville.

Iss Heridiny

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