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mercredi 17 août 2022
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DomicileCultureAuteure : Andrea Lee et son Madagascar de l’intrigue avec « The Rivals »

Auteure : Andrea Lee et son Madagascar de l’intrigue avec « The Rivals »

Andrea Lee, une romancière américaine reconnue à travers ses nouvelles.

Andrea Lee tente de prendre à contre-pied tous les clichés du rapport dominant/dominé durant la période coloniale à Madagascar dans son livre « The Rivals ». L’oeuvre, qui à la base est une nouvelle paraissant du 4 au 11 janvier dans le journal The New Yorker, sera prochainement compilée avec d’autres dans un livre « Red Island House ». Septième de la série, ce nouveau récit met au premier plan un trio formé par deux occidentaux et une malgache pleine d’intrigue, Noelline.

Celle-ci jongle avec les deux hommes transis amoureux et en compétition pour avoir les faveurs de la jeune femme. Difficile de ne pas résister à profiter de cette situation, dans une société malgache où le blanc, l’occupant, prend facilement la position du dominé. Et c’est là toute l’intrigue de « The Rivals », l’auteur a tout fait pour que ça soit Noelline qui sort la tête haute de cet imbroglio amoureux. Une femme qu’Andrea Lee décrit comme une battante, une manipulatrice et une businesswoman redoutable.

Elle admirerait presque son héroïne qui sort indemne de toute l’histoire. Selon Andrea Lee, son écriture dans cette nouvelle ne s’arrête pas seulement aux reflets exotiques, limite condescendants, et compassionnels des auteurs occidentaux sur cette époque. Le pouvoir se trouve au centre de son œuvre. Qui se tresse au sexe, à l’argent, à l’identitaire et même à la politique. Voilà pourquoi, le lecteur aura la sensation de ne jamais connaître la fin de l’histoire jusqu’à la dernière ligne.

Comme elle le dit, elle adore « les triomphes inatendues ». Elle y extériorise donc ses vécus sur le sol malgache, puisqu’elle y est passée plusieurs fois pour le tourisme et ses recherches personnelles. Et chose inattendue, cette sortante d’Harvard, éloigne le terme « ethnie » de son vocabulaire. Elle parle de « groupes autochtones ». C’est-à- dire du réalisme assumé de son rapport avec Madagascar et de la documentation qu’elle a faite pour pouvoir pondre « The Rivals ».

Pour cela, Andrea Lee a lu des livres mythiques comme « Ibonia ». Ou encore, elle a avalé les livres d’auteurs locaux : « Au-delà des rizières ». L’auteure est donc remontée très loin, jusqu’à retrouver les écrits de Charles Johnson, « A general history of the pyrates », rédigé par ce capitaine au XVIIème siècle. Selon ses propos, elle a beaucoup apprécié le livre « Ghost of Madagascar » de William S Burroughs. Bref, elle ne s’est pas contentée d’écrire à partir du superficiel.

Maminirina Rado

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