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mardi 9 août 2022
DomicileCultureCoutume : Le rouge et le blanc, couleurs de l’unité nationale

Coutume : Le rouge et le blanc, couleurs de l’unité nationale

Partout, à la campagne ou dans des doany malgache, on trouve toujours ces deux couleurs.

De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud de la Grande Ile, le rouge et le blanc sont souvent hissés dans la cour des nobles et des hauts dignitaires.

Du royaume Sakalava jusqu’au royaume Betsimisaraka en passant par celui des Merina, elles  ont un sens aussi bien propre que philosophique. Le rouge est la couleur de la force, elle fait allusion à un royaume fort, prospère, florissant. On le voit souvent sous forme de pagne chez les sakalava. Le blanc, lui, est signe de pérennité, de paix. Dans les histoires et légendes sakalava on entend souvent les narrateurs mentionner ces couleurs pour distinguer les descendants de la lignée directe ou indirecte des grands souverains. Ici ces couleurs sont non seulement un signe d’appartenance mais aussi une distinction entre les héritiers directs et les nobles.

Patrimoine. En effet, ce sont les îles apparentées à l’aire austronésienne et de l’Asie du Sud Est, limitées au Nord par Taïwan, au Sud par la Nouvelle Zélande, à l’Est par l’île de Pâques et à l’Ouest par Madagascar qui hissent ces couleurs. La diffusion et l’évolution se sont effectuées par le biais du commerce maritime. Elles ont été apportées par les austronésiens de Madagascar ensuite ramenées par les esclaves malgaches à l’île de la Réunion et à l’île Maurice vers le XVII ème siècle. D’après les historiens, les données de l’histoire culturelle et celles de la langue permettaient de rattacher Madagascar au grand ensemble des peuples austronésiens qui occupent depuis longtemps Taïwan jusqu’à la Nouvelle Zélande. Ces austronésiens ont quitté l’Asie du Sud-Est pour établir un réseau commercial dans l’Océan Indien pour des négociations de plantes médicinales, condimentaires et aromatiques. Ils ont évité les grandes étendues marines et ont cherché des escales pour renouveler leurs provisions et pour le cabotage, c’est ainsi qu’ils se sont arrêtés sur les côtes de l’Inde jusqu’en Arabie et en Afrique. Cela explique la présence de la culture austronésienne dans les Mascareignes et la cote Est du contient noir. Avant d’atteindre la côte d’Aden , les austronésiens se sont installés à l’Est et au Sud de la Grande île dans le cadre de leur stratégie pour cacher leurs lieux d’approvisionnement. C’est donc dans un but commercial que la marine austronésienne migra vers Madagascar. Les apports malgaches ne sont pas à exclure, les austronésiens sont partis avec des plantes médicinales et des épices et les couleurs dominantes que l’on retrouve dans les sanctuaires en Indianocéanie ont été également introduites par les esclaves malgaches du XVIIème siècle.

Le rouge et le blanc ont des significations importantes dans la culture malgache depuis la période précoloniale. Léguées par les ancêtres austronésiens, ces couleurs sont ancrées et transmises de générations en générations.

Iss Heridiny

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