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mardi 9 août 2022
DomicileSociétéPersonnel soignant : Une sage-femme pour 16 000 malgaches

Personnel soignant : Une sage-femme pour 16 000 malgaches

La proximité des sages-femmes avec la population contribue à la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.

Le système de santé Malgache est loin d’être le meilleur dans le monde. Si les besoins en ressources humaines sont criantes, les postes budgétaires attribués au ministère de tutelle sont dérisoires.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, investir dans les sages-femmes». C’est en ces termes qu’a été célébrée la journée internationale des sages-femmes. Une thématique qui interpelle sur la situation qui prévaut actuellement à Madagascar. En effet, selon une vidéo publiée par l’UNFPA Madagascar à l’occasion de ladite journée, «le pays compte une sage-femme pour 16 000 malgaches». Ce qui est loin des normes internationales qui préconisent «une sage-femme pour 5000 habitants». Ce qui placerait les personnes concernées face à différentes problématiques. Cette situation d’épidémie de Covid-19 nous rappelle l’importance d’attribuer une attention particulière à la problématique de manque de ressources humaines dans le domaine de la santé publique. Une problématique à laquelle Voahangy Ramahavonjy interpelle les décideurs étatiques. «J’en appelle à la responsabilité des autorités étatiques, faites en sorte de renforcer le nombre des sages-femmes de ce pays». Les conséquences seraient palpables si l’on s’en tient aux données fournies par l’UNFPA Madagascar. «Dix femmes par jour meurent des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement», note Koffi Kouame, représentant résident de l’UNFPA à Madagascar.

Plaidoyer. Les acteurs lancent l’appel pour le renforcement du nombre de sage-femmes à Madagascar. Comme l’a noté Oméga Ranorolala, présidente de l’ordre National des Sages Femmes «la thématique de cette année peut se traduire par le nombre encore insuffisant des sages-femmes sur le terrain». Avant d’appeler l’opinion publique à soutenir ce corps «soutenons les sages-femmes pour qu’elles puissent améliorer leurs compétences et savoir-faire». En effet, ces agents de la santé publique malgaches contribuent à la lutte contre le fort taux de mortalité maternelle et néonatale dans le pays. Comme l’a fait savoir Voahangy Ramahavonjy «les sages-femmes sont responsables dans la lutte pour la réduction du taux de mortalité infantile et maternelle». Outre les problématiques liées à l’insuffisance en matière de ressources humaines, les sages-femmes de Madagascar souffrent également «du manque en termes d’infrastructures». Louable par essence, il n’y a pas plus noble que de donner la vie à un être humain, le métier de sage-femme mérite d’être valorisée. Et la balle est dans le camp des décideurs politiques.

José Belalahy

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