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mardi 16 août 2022
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Mi-mandat : Le camp présidentiel secoué par des frictions internes

Alors que le président de la République aborde son mi-mandat, son camp est actuellement frappé par des luttes intestines.

Lorsqu’un haut responsable dans une institution a vilipendé sur les réseaux sociaux une membre du gouvernement, la rivalité interne entre les dirigeants éclate au grand jour. L’affaire fait jaser. La déclaration, qui a enflammé la toile, a suscité l’émoi dans le camp présidentiel au point que le post a été très vite rayé de l’historique de publication de son auteur aussitôt qu’il était apparu. C’est sans compter sur  la centaine de partage des internautes. Cette « incidence » a témoigné que le camp présidentiel est miné par des luttes intestines. Les régimes politiques qui se sont succédé ont toutes connu de telles esclandres, si la friction prend de l’ampleur, elle peut conduire à l’agonie du pouvoir.

Offensive. Au niveau de la base, le syndrome de la discorde semble aussi être contagieux. Dans certaines régions, on assiste à des élus issus du camp présidentiel qui attaquent publiquement d’autres hauts responsables avec des propos virulents. Le cas a été flagrant à Itasy quand l’opinion a été spectatrice d’une offensive lancée par des députés contre le gouverneur local. Dans d’autres localités, les ambitions des « militants » qui convoitent des sièges dans l’administration risquent de se transformer en de véritables armes; qui peuvent être dégainées à tout moment contre les hauts dirigeants locaux; mettent en branle l’autorité de l’État, et pire, ont provoqué, récemment, des émeutes en plein confinement.

Perte de vitesse. Ces crises finiront-elles à faire imploser le camp présidentiel ? Une chose est sûre, le déchirement auquel s’expose le parti présidentiel risque de fragiliser davantage la troupe et laisse s’imposer la silhouette de l’opposition déjà aux aguets. À Antsirabe, la tension entre les partisans du président de la République risque de « faire perdre les acquis » et peut redonner du terrain au parti Tiako i Madagasikara déjà en perte de vitesse après les élections législatives et communales d’avant-covid. Et quand il s’agit d’aborder un tel sujet, Hery Rajaonarimampianina en sait beaucoup de choses. Il a payé au prix fort les conséquences de la lutte intestine qui a animé son quinquennat. Son parti a été victime d’une hémorragie à la veille de l’élection présidentielle de 2018.

Jeunes loups. Mais, le régime pourra se ressaisir pendant les deux prochaines années. La mobilisation sur le « terrain » des jeunes loups pour diriger les régions, piloter l’ancrage du parti présidentiel et prendre le relais de la stratégie en vue des prochaines élections, est déjà présentée, par certains observateurs, comme un « atout pour le régime dans une perspective d’une nouvelle conquête ». Il s’agit, entre autres, de Hery Rasoamaromaka à Analamanga, Vy Vato Rakotovao à Vakinankaratra, Mokhtar Andriatomanga à Boeny, Richard Rafidison à Atsinanana et Lova Narivelo Razafindrafito à Haute Matsiatra. Ces derniers  qui figurent parmi les fidèles partisans de Andry Rajoelina et artisans de sa victoire en 2018 dans leur circonscription respective sont actuellement aux commandes pour le soutenir davantage.

Rija R.

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