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samedi 24 septembre 2022
DomicileSociétéEtat malgache : 800 000 USD non justifiés à rembourser à l’UNICEF

Etat malgache : 800 000 USD non justifiés à rembourser à l’UNICEF

Le secteur de l’éducation est financé par l’Unicef à Madagascar.

Cela ferait deux ans que l’UNICEF tente de se faire rembourser des fonds inéligibles par le gouvernement malgache.

« Lorsque les fonds sont transférés par les partenaires et qu’après quatre à cinq ans, on n’arrive pas à les rembourser et à les justifier, cela bloque la possibilité à l’Unicef d’apporter son appui à ces différents ministères dans des programmes et activités nécessaires à l’épanouissement des Malgaches ». Ce sont là les propos de Michel Saint-Lot, représentant résident de l’Unicef à Madagascar pour interpeller sur des cas de mauvaise gouvernance enregistrés dans l’administration publique malgache. Révélés suite à des actions d’audit menées en 2019, les cas en question concernent « 700 000 USD de dépenses inéligibles, allant de 4 % à 60 % des dépenses totales déclarées par les partenaires ». Le caractère inéligible desdites dépenses faisant référence «à l’insuffisance et/ou au manque de pièces justificatives, à la non transparence du processus de passation des marchés, l’insuffisance des preuves des activités mises en œuvre, des dépenses en dehors de la période d’éligibilité, l’insuffisance des comptables ou encore l’engagement des dépenses non budgétisées».

Frein. Aussi, selon toujours le rapport d’audit, « l’ensemble des constatations financières couvrent une trentaine d’entités, principalement les différents bureaux régionaux et les directions au niveau central … des ministères de l’Eau, celui de la Santé publique et enfin le ministère de la Communication et de la Culture ». Des révisions avec les ministères concernés et entités décentralisées entre 2019 et 2020 auraient permis de réduire le montant à rembourser, principalement par les trois ministères, « à près de 800 000 USD ». Une somme que l’Unicef essaie de se faire rembourser par le gouvernement malgache depuis deux ans, selon toujours les explications de Michel Saint-Lot. Avant de renchérir qu’une telle situation constitue « un frein aux éventuels financements que le gouvernement de Madagascar pourrait bénéficier des donateurs ». Si la lutte pour la bonne gouvernance ne date pas d’hier dans la Grande île, son efficience est encore discutable. Des pratiques qui privent des familles et des foyers vulnérables des appuis dont ils ont le plus besoin pour survivre.

José Belalahy

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