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vendredi, mai 20, 2022
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Carburant : Pas de hausse des prix en vue selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures

Le gouvernement opte, pour le moment, pour un maintien des prix à la pompe.

Rassurant. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson, a annoncé hier que, pour le moment, l’Etat n’envisage pas une hausse des prix du carburant. Une nouvelle qui réjouit les consommateurs qui, se référant à la flambée des prix des carburants en France, ont cru que le même scénario se produirait à Madagascar.

« La première préoccupation de l’Etat c’est l’intérêt général et on doit à tout prix défendre le pouvoir d’achat de la population », a déclaré le ministre en marge d’une visite inopinée qu’il a effectuée au Centre médico-social de la Jirama à Antanimena.

Dernier mot

En ce qui concerne la fixation des prix, le dernier mot appartient au gouvernement”, a-t-il ajouté. Une manière de couper court aux rumeurs qui ont circulé ces derniers temps sur la révision à la hausse des prix. Une hausse qui ne sera visiblement pas pour bientôt puisque d’après toujours Andry Ramaroson, un audit sur la structure des prix du carburant est actuellement en cours. « Il y a beaucoup de paramètres à prendre en considération et on est en train de les évaluer », a-t-il précisé. Parmi ces paramètres figurent évidemment les prix internationaux du brut et les cours de changes. Mais on sait que le pétrole brut flambe actuellement, avec le baril qui dépasse les 85 dollars et la monnaie nationale n’est pas encore au meilleur de sa forme par rapport au dollar qui était à 3 930 ariary hier sur le marché interbancaire des devises.

Discordance de vue

Mais la question des passifs à apurer aux pétroliers pose également problème. Les points de vue de l’Etat et des pétroliers sur cette question seraient discordants. « Ce que disent les pétroliers ne reflètent pas forcément la réalité », soutient le ministre de l’Energie et des hydrocarbures. « On parle de 100 milliards d’ariary, mais il se peut aussi que cela ne dépasse pas les 50 milliards », a-t-il avancé en précisant qu’on devrait plutôt parler de manque à gagner que de passifs. Faut-il en effet préciser que dans le cadre du système prix administré, c’est l’Etat lui-même qui fixe les prix à la pompe. Ces prix étant souvent en dessous des prix réels c’est l’Etat qui, par la subvention comble le manque à gagner des pétroliers, d’où ces passifs qui tendent à s’accumuler. Quoiqu’il en soit, l’Etat semble encore déterminé à continuer la subvention pour protéger le pouvoir d’achat. « Le gouvernement travaille avant pour le bien-être de la population », a martelé Andry Ramaroson. La question qui se pose est maintenant jusqu’où peut aller l’Etat dans cette subvention qui n’est pas vue d’un très bon œil par les bailleurs de fonds. À l’instar du FMI qui vient de boucler sa mission de revue et qui prépare en ce moment, avec les autorités malgaches le déblocage de la deuxième tranche de 48 millions de dollars de la Facilité Élargie de Crédit.

R.Edmond.

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