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vendredi, mai 27, 2022
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Changement climatique en Afrique : 86 millions de migrants climatiques à prévoir d’ici 2050

Alors qu’à Madagascar, les raisons climatiques ont déjà contraint des familles entières et une partie de la population du Sud du pays, à quitter leurs terres pour migrer vers d’autres régions, le phénomène de la migration climatique semble être un sérieux problème sur le continent africain.

L’Afrique comptera 86 millions de migrants climatiques d’ici 2050, selon la série de rapports Groundswell Africa publiée, hier, par la Banque mondiale. Ces études portant sur les pays d’Afrique de l’Ouest et du bassin du lac Victoria, avancent que des foyers de migration climatique pourraient apparaître dès 2030. Par la suite, 32 millions de personnes en Afrique de l’Ouest pourraient devenir des migrants internes d’ici 2050 et 38,5 millions pour la région du bassin du lac Victoria.

 

Les effets du changement climatique (pénurie d’eau, baisse de productivité des cultures et des écosystèmes, élévation du niveau de la mer, ondes de tempête) contraindront de plus en plus les populations à migrer, affirme le rapport, et de souligner que « certains territoires deviendront moins hospitaliers sous l’effet du stress thermique, des événements météorologiques extrêmes et de la perte de terres » tandis que d’autres « pourraient devenir plus attrayants en raison des changements induits par le climat, comme la hausse des précipitations ». En l’absence de mesures destinées à les maîtriser, ces bouleversements risquent d’entraîner des flux migratoires, et d’aggraver la pauvreté et les conflits.

« Les investissements dans la résilience et l’adaptation sont à même de promouvoir les industries vertes, et lorsqu’ils sont associés à des investissements dans la santé, l’éducation, l’économie numérique, l’innovation et les infrastructures durables, ils offrent également un formidable potentiel pour créer des emplois adaptés aux défis climatiques et stimuler la croissance économique », affirme Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe. Pour cela, l’autonomisation des femmes est avancée comme une démarche bénéfique afin d’améliorer le capital humain et de bénéficier du dividende démographique. « Ces aspects seront des composantes importantes du renforcement de la résilience climatique dans les années à venir », a-t-il été précisé.

Rappelons que la série d’études Groundswell Africa fait suite au rapport Groundswell 2018 et dresse un tableau inédit de l’ampleur potentielle des migrations climatiques internes en Afrique de l’Ouest et dans le bassin du lac Victoria.

Recueillis par Hanitra R.

 

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