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lundi 27 juin 2022
DomicileSociétéTempête tropicale Dumako : 5 095 sinistrés et 2 956 déplacés

Tempête tropicale Dumako : 5 095 sinistrés et 2 956 déplacés

L’eau de la rivière Ivoloina a effleuré le pont hier.

Le premier bilan des dégâts causés par le passage de la tempête tropicale Dumako a été communiqué par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes ou BNGRC.

 

« Le soleil est revenu. C’est ce qu’on pourrait qualifier de calme après la tempête », propos de Nesterine, habitante de l’île Sainte-Marie jointe au téléphone, hier. Selon notre source, « le passage de la catastrophe a causé plus de peur que de mal ». « Il y a certes, des cases décoiffées et détruites, des arbres déracinés et d’autres dégâts matériels mais jusque-là, je n’ai pas eu vent de pertes humaines », nous confie Nesterine. Les dégâts matériels ont également été signalés par une autre habitante de cette île qui a voulu taire son nom. « Nos voisins ont perdu leur maison. La case en falafa a littéralement été emportée par les vents », rajoute notre source. Avant de noter, « même si la population ne se plaint pas de la situation, c’est sûrement parce qu’elle est habituée à faire face aux cyclones. Les dégâts ne sont toutefois pas à amoindrir. Les gens sont dans le besoin ». Du côté des institutions officielles, le bilan communiqué par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), à midi hier, a fait état de deux personnes portées disparues. « Les personnes ont été emportées par l’eau de la rivière Marimbona à Soanierana Ivongo », peut-on lire dans le bilan de cet organisme. Le BNGRC de renchérir avec le nombre de personnes sinistrées qui s’élèverait actuellement à 891, soit 212 ménages répartis sur quatre districts à savoir Soanierana Ivongo, Sainte-Marie, Toamasina I et Toamasina II.

Niveau. Les statistiques relatives aux personnes déplacées, quant à elles, en avancent 129. Le BNGRC spécifie dans le bilan provisoire d’hier que des personnes ont été déplacées de façon préventive. Ce, compte tenu de la zone d’implantation de leurs habitations et du risque accru de la montée des eaux. C’est ce qui a d’ailleurs été observé dans le district de Toamasina I et II. Pour le cas de Toamasina I, un acteur du GRC (Gestion des Risques et des Catastrophes) sur terrain a fait savoir qu’environ « huit quartiers de la ville de Toamasina sont sous les eaux, entre autres, Andranomadio, Mangarano, Ambohijafy, Salazamay, Analamboanio et Tanambao ». Notre source de renchérir que « dans certains quartiers, l’eau est arrivée à un niveau extrêmement haut. Si bien que la vie des habitants est en danger permanent ». Interrogé sur les actions entreprises par rapport aux sinistrés, notre source nous fait savoir que « certains habitants, ceux qui ont accepté d’être évacués, ont été déplacés dans les établissements scolaires des autres quartiers voisins ». Pour l’heure, les sites d’hébergement ne seraient pas encore opérationnels malgré l’urgence de la situation, si l’on s’en tient toujours à notre source. Celui-ci conclut en déplorant un certain manque de coordination des actions de réponses à Toamasina. « Une cellule de crise a été mise en place auprès de la commune urbaine de Toamasina. Mais jusque-là, les actions sont un peu éparpillées. L’on attend toujours la communication officielle sur l’opérationnalisation des sites d’hébergement pour prendre en charge les sinistrés ».

José Belalahy

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