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lundi 27 juin 2022
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Gestion des frontières : Le secteur aérien malgache de nouveau menacé par des sanctions internationales

L’aviation civile malgache mérite une meilleure gestion (aviation)

Le spectre d’une sanction internationale plane de nouveau sur le secteur aérien malgache. La mauvaise gestion dont font preuve les autorités, plus particulièrement le département en charge du transport aérien risque d’ouvrir la voie vers un retour de l’annexe B par exemple.

Contraire à la réglementation internationale. L’interdiction des ordinateurs en bagages à main est considérée comme une mesure ridicule puisque si elle était appliquée, plus aucun passager ne pourrait emmener, avec lui, cet outil de travail devenu inséparable des voyageurs qui se respectent.

Convention de Chicago

En 2016, l’OACI a pris la décision d’interdire les ordinateurs portables, les tablettes et les téléphones, en raison d’un risque élevé d’explosion des batteries au lithium utilisées pour ces appareils.  Par ailleurs, l’annexe 6 de la Convention sur l’aviation civile internationale comporte des dispositions sur cette interdiction en soute d’éléments susceptibles d’explosion. « Le fait d’interdire les appareils à batterie en lithium est considéré comme contraire aux termes de la convention de Chicago dans la mesure où cela peut inciter à l’admission de ces appareils en soute », explique un technicien du transport aérien. En précisant que les mesures annoncées ne sont pas compatibles aux dispositions sécuritaires internationales.  « C’est le genre de mesures qui ne plaisent pas du tout à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale qui pourrait de nouveau pointer du doigt la gestion du secteur aérien à Madagascar». En somme, cela aurait pu exposer Madagascar à un Safety and Security Concern (SSC). Le fameux Problème Grave de Sécurité  (PGS) qui a plongé Madagascar dans l’annexe B de l’Union européenne.

ACM

Les observateurs  du secteur  aérien se posent, en tout cas, la question de savoir pourquoi les responsables en sont arrivés à une telle aberration. D’après nos informations, le ministère des Transports n’avait pas pris en compte la position de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) dans ses initiatives. Et pourtant, sur le principe et dans son statut, l’ACM fait office de conseiller du ministre chargé de l’aviation civile en matière de politique de transport tant intérieur qu’international et de veiller à son application. L’organisme veille notamment  au respect, au maintien des normes de sûreté et de sécurité, à  l’efficacité  et à la régularité du transport aérien. Si l’on en est arrivé là, c’est tout simplement en raison du fait que le ministère ne met pas l’ACM à sa juste place. Une erreur qui visiblement va se répercuter sur le ministre des Transports.

Aviadev Africa 2022

Une erreur qui surtout va compromettre l’avenir  du secteur aérien malgache qui risque d’être mis au banc de la communauté internationale de l’aviation civile. On apprend par exemple que Madagascar vient de perdre l’organisation de l’Aviadev Africa 2022. Prévu se tenir au mois de juin prochain, cette manifestation serait déplacée par les organisateurs  dans un autre pays africain. Une énorme perte pour les secteurs du tourisme et du transport quand on sait que cette manifestation aurait pu drainer une quarantaine de compagnies aériennes, et plus de 700 participants internationaux.  Une occasion de plus ratée pour la relance de l’aérien à Madagascar.

R.Edmond.

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