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samedi, mai 28, 2022
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Chronique de Mickey

Rajoelina à la croisée des choix

Le chapelet de scandales, de bévues a fini par plomber l’élan voulu au début du mandat des tenants du pouvoir. Voilà qu’ils sont à la croisée de leur parcours : soit continuer sur la lancée adoptée depuis   trois ans, soit avancer vers d’autres voies. La présidente de l’Assemblée, un des ténors  du parti majoritaire persiste qu’il faut s’en tenir à celle tracée par le président de la république à savoir ses 13 vélirano (ou axes stratégiques) donc le remaniement dicté par le contexte doit au contraire élaguer ceux qui veulent se mettre en marge  du chemin tracé. Hors de cette ligne, point de salut selon elle. Laissant ainsi entendre que les éléments prédateurs immiscés au sein de l’équipe dirigeante sont les sources des difficultés  actuelles. Ou peut-être qu’elle est convaincue que les foules vues par-ci et par là sont des gages de fidélité au pouvoir en place.

Sans présager du changement, l’on décèle sans trop de difficultés que les vrais perturbateurs, si on peut les appeler ainsi, sont des individus  ou des groupes  qui ont fait partie intégrante du « régime » en place et s’ il est vrai que leurs capacités de nuisance sont plus virales que les actions de l’opposition, à vouloir les bouter dehors ou de « l’autre côté » ne risque pas-t-on d’accroître encore les difficultés du président de rester au pouvoir?

« L’histoire ne se répète pas, elle bégaie », disait Marx , c’est-à-dire qu’en voulant faire la sourde oreille, garder les mêmes œillères qu’en 2009  peut ne pas être la meilleure façon de durer.

« Quatorze ans ça suffit » écrivait Sennen Andriamirado, en 1972, pour dire d’abord que le pouvoir use, s’use pour enfin se ramollir. Cette année de l’éviction brutale du président Tsiranana, où pourtant en  janvier il a glané  un score de gargantua mais tout le monde sait ce qui lui est advenu. Physiquement, sûrement, le chef avec ses lourdes charges se détériore, mais là  où on veut venir, c’est la structure même du pouvoir qui s’use. Les tiraillements internes (vs succession), les  courtisaneries diverses le rendent improductif et contribuent à l’isolement du Prince, tant et si bien que bien des fois ce dernier tombe comme un fruit mûr.

Et le commun des mortels diriez-vous, a-t-il son mot à dire ?

M.Ranarivao

 

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