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jeudi 1 décembre 2022
DomicileEconomieAgri-business : Une soixantaine d’investisseurs et de propriétaires fonciers intéressés

Agri-business : Une soixantaine d’investisseurs et de propriétaires fonciers intéressés

« Le ministère ne joue qu’un rôle de facilitateur entre toutes les parties prenantes », dixit le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Harifidy Ramilison (Au centre).

Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage en partenariat avec l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar), en vue d’attirer des opérateurs économiques à investir dans l’agri-business. 

« L’objectif consiste à atteindre l’autosuffisance alimentaire tout en développant la création d’emplois pour les jeunes », a expliqué le ministre en charge de l’Agriculture et de l’Élevage, Harifidy Ramilison, lors d’une conférence de presse samedi dernier dans ses locaux à Anosy. Une rencontre entre certains gouverneurs des régions, la Chambre d’Agriculture de Madagascar ou « Tranoben’ny Tantsaha » ainsi que les groupements des exploitants agricoles et familiaux et les membres de la société civile oeuvrant pour la protection des droits fonciers des paysans, a eu lieu pour ce faire. Il a ainsi été décidé que les opérateurs économiques nationaux sont sollicités à investir dans ce secteur porteur.  « Une soixantaine d’investisseurs nationaux et de propriétaires fonciers sont déjà intéressés pour effectuer une exploitation agricole à grande échelle », a-t-il annoncé.

Des régions potentielles identifiées. En effet, il a été identifié que des particuliers ou bien des associations paysannes disposent d’une superficie cultivable à grande échelle mais ils ne disposent pas de moyens matériels et financiers pour pouvoir l’exploiter. Raison pour laquelle une convention de partenariat sera lancée entre les gouverneurs et les maires des communes concernées ainsi que les investisseurs intéressés et les propriétaires fonciers, sans oublier les jeunes désirant se lancer dans l’entrepreneuriat rural en vue de réaliser des projets de développement de l’agri-business. Ces projets peuvent concerner le développement des filières agricoles ou bien des filières d’élevage. « Le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage ne joue que le rôle de facilitateur entre les parties prenantes. Cette convention de partenariat entre les 60 investisseurs nationaux et les propriétaires fonciers et bien d’autres parties prenantes va démarrer à partir du mois de juin. Les régions potentielles identifiées sont entre autres, Itasy Bongolava et Analamanga», tient à préciser le ministre de tutelle.

D’autres paramètres à considérer. Par ailleurs, il a été soulevé que l’objet de cette convention de partenariat vise à promouvoir la création d’emplois pour les jeunes dans les régions qui ont bien l’intention de devenir des entrepreneurs ruraux professionnels. « Ces derniers vont fournir les matières premières nécessaires pour la transformation agricole. Ils bénéficieront de diverses formations leur permettant d’être des leaders et les principaux acteurs de développement en milieu rural. Différents programmes sous tutelle de notre département ministériel se chargeront de l’appui technique dans le cadre de ce projet. On peut citer, entre autres, le programme DEFIS ou programme de développement de filières agricoles inclusives et le programme FORMAPROD ou Programme de Formation Professionnelle et d’Amélioration de la Productivité Agricole ainsi que le FDA ou Fonds de Développement Agricole », d’après toujours les explications du ministre Harifidy Ramilison. Il s’agit d’une initiative louée par certains acteurs de développement mais ceux-ci ont quand même évoqué certains paramètres à prendre en considération par l’État comme la sécurité des biens et des personnes pour que ce projet réussisse.

Navalona R.

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