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lundi 27 juin 2022
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Valéry Ramonjavelo : « Je me mets en réserve de la République »

L’ancien numéro 2 d’Iavoloha se met au vert.

Le Secrétaire Général de la Présidence (SGP) sortant s’exprime deux jours après l’abrogation de sa nomination en conseil des ministres. Interview exclusive.

Midi : Est-ce que vous étiez limogé ou démissionnaire ?

Valery Ramonjavelo : « Nous nous sommes convenus, le président Andry Rajoelina et moi, de mon départ du poste de SGP qui a été, pour la première fois dans les annales de la République, confié à une personne qui n’est pas issue du parti majoritaire ».

Midi :  La décision de votre parti, le « Malagasy Miara-Miainga » de ne plus faire partie du gouvernement était-elle pour quelque chose dans votre remplacement ?

  1. R. : « En ma qualité de SGP, j’étais au courant d’un tas de choses et de dossiers. Après la décision de mon parti, je ne me sentais plus tellement à l’aise dans mes fonctions. Ce qui a amené le président de la République et ma personne, à convenir qu’il valait mieux se séparer. Sans regret et avec respect car nous avions beaucoup travaillé ensemble notamment pour la réalisation des « velirano ». Quand bien même d’aucuns y mettraient leur grain de sel, il faut savoir faire la part des choses. Le pays a besoin d’apaisement. Il importe de regarder le développement de la Nation commune pour lequel le président ne ménage pas sa peine et ses efforts ».

Midi : La veille de l’abrogation de votre nomination, vous étiez encore avec le président à Manakara pour la commémoration du 29 mars

V.R. : « Cela n’a rien d’étonnant car je suis originaire de la Région. Le lendemain, nous nous sommes donné mutuellement le « tso-drano ». En tant que commis de l’Etat, j’ai un devoir de respect et une obligation de loyauté envers le président qui m’avait choisi parmi d’autres pour devenir SGP. C’était lui mon chef sans que cela m’ait pour autant contraint à rompre avec ma famille politique ».

Midi : Quand est-ce que vous allez faire la passation avec votre successeur ?

V.R. : « C’est déjà fait. C’était dans la matinée d’hier, on a toujours été dans la discrétion ».

Midi : Connaissez-vous votre successeur ?

V.R. : « Je ne la connaissais pas, mais je ferai tout pour qu’elle réussisse et fasse mieux que ce j’ai pu faire ».

Midi : On vous prête l’intention d’aller travailler à l’étranger tout particulièrement au Canada où vous aviez enseigné le management, la gestion des ressources humaines et le comportement organisationnel à l’Université de Moncton.

V.R. : « Je n’ai pas du tout l’intention de partir à l’extérieur. Je me mets en réserve de la République ».

Midi : Mais qu’allez-vous faire dans l’immédiat ?

V.R. : « Pour l’instant, je vais juste me reposer et prendre un peu de recul ».

Midi : Et côté MMM ?

V.R. : « Je participerai évidemment aux réunions du bureau politique du MMM dont je fais partie et où l’on peut s’exprimer librement même si on ne partage pas toujours les mêmes idées ».

Midi : Quel est aujourd’hui l’état de vos relations avec le président ?

V.R. : « Elles sont celles d’un ancien « zanaka an-trano » et d’un raiamandreny après trois ans de relations de proximité et de confiance ».

Propos recueillis par R.O

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