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vendredi, mai 20, 2022
DomicileEconomieHausse des prix : Le pain entre 600 Ar et 800 Ar

Hausse des prix : Le pain entre 600 Ar et 800 Ar

Le pain suit la tendance à la hausse

Les prix des produits de première nécessité ne cessent de s’envoler depuis l’an dernier. 

En août 2021, le président Andry Rajoelina a ordonné au ministre chargé du Commerce de trouver une solution en trois jours. Mais apparemment, rien n’a changé. Celui-ci est ensuite remplacé. Et le ministre actuel a imposé des prix de référence pendant six mois tout en effectuant des importations massives, depuis son arrivée à ce poste. Mais cela n’a pas eu un effet inverse sur l’augmentation exorbitante des prix des produits de première nécessité, pour ne citer que celui de l’huile alimentaire qui coûte actuellement aux alentours de 10 000 Ar le litre pour la basse qualité jusqu’à 19 900 Ar pour l’huile cachetée. En outre, il a été évoqué en Conseil des ministres qu’un plafonnement de prix sera mis en place sur trois mois. Mais l’association des boulangers à Madagascar en a décidé autrement. Le prix du pain, 2e aliment le plus consommé, surtout dans la Capitale, va augmenter entre 600 Ar et 800 Ar suivant les régions à compter de ce jour.  La dernière augmentation du prix du pain date de 2014.

Diversifier les offres. À Antananarivo,  les boulangers ont quand même diversifié leurs offres en proposant du pain à un prix variant entre 400 et 600 Ar l’unité. « On a maintenu l’ancien prix tout en réduisant le poids du produit de 110g à 70g. Le pain à 600 Ar pèse 110g. En effet, on veut donner deux choix aux consommateurs pour ne pas leur imposer ce nouveau. Nous produisons ensuite suivant leurs besoins collectés au niveau des détaillants », explique un boulanger.  Cette décision a été prise suite à la réunion des boulangers la semaine dernière. « La révision à la hausse du prix du pain est inévitable en raison de la flambée du prix de la farine boulangère. Cela est passé de 100 000 Ar le sac en 2020 à 180 000 Ar actuellement.  Heureusement, une usine de production de farine est opérationnelle à Toamasina. Elle nous fournit une farine de qualité avec un taux de blé plus élevé puisque la farine importée n’est plus à notre portée», d’après toujours les boulangers.

Produits avariés. Dans les autres régions, le prix du pain s’élève à 600 Ar à Toamasina, et ce, depuis une vingtaine de jours. En revanche, ils s’affichent respectivement à 700 Ar à Mahajanga et à 800 Ar à Toliara, à compter de ce jour.  De leur côté, les consommateurs se plaignent que la qualité du pain laisse à désirer. De source bien informée, certains boulangers auraient mélangé de la farine boulangère avec d’autres farines de basse qualité. D’autres boulangers réclament que l’Etat doit renforcer le contrôle de la farine importée introduite à Madagascar car certains produits peuvent être avariés surtout que leur date de péremption approchent. Force est de constater que la farine est un produit facilement périssable. Elle devient non comestible en présence d’humidité, des fissures de sacs ou bien lorsque le produit est mélangé à d’autres objets dans son conditionnement. Après contrôle du ministère de tutelle, le produit est déclaré avarié et est ensuite détruit. L’opérateur sera ensuite remboursé par sa compagnie d’Assurance. On craint fort que des produits déclarés avariés ne soient pas détruits mais soient encore écoulés sur le marché local. Le même cas s’était d’ailleurs produit il y a quelques années, le cadavre d’un passager clandestin a été retrouvé dans un conteneur de farine.

Hausse importante. Il est à noter que Madagascar importe notamment de la farine égyptienne et turque dans le cadre du marché du COMESA. Le prix de la farine importée s’élève en ce moment à 210 ????Ar le sac. Mais compte tenu de la crise entre l’Ukraine, le plus grand producteur de blé dans le monde et la Russie, le cours du blé a flambé, atteignant 430 USD la tonne contre 310 USD auparavant.  Une hausse importante du prix des produits de première nécessité, y compris celui de la farine, est encore à craindre dans l’avenir, selon les experts. Du coup, la Turquie et l’Egypte ont désormais pris comme mesure de ne plus exporter leur farine afin de subvenir aux besoins de leurs populations respectives.

Navalona R.

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