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lundi 27 juin 2022
DomicileÀ lireFlambée des prix des PPN : Les ménages submergés

Flambée des prix des PPN : Les ménages submergés

Les prix des PPN augmentent d’un jour à l’autre au grand détriment des consommateurs.

Les prix des produits de première nécessité changent du jour au lendemain au grand dam des foyers malgaches dont le revenu a du mal à tenir les fluctuations. À ce rythme-là, le «sarom-bilany» risque d’exploser.

Intenable. C’est le mot que beaucoup de mères et de pères de familles utilisent pour qualifier la hausse continuelle des prix des produits de première nécessité (PPN). Une augmentation qui est tout sauf maîtrisée comme l’affirment les responsables étatiques. Et pour s’en apercevoir, il suffit juste de passer quelques minutes dans les marchés de quartiers. Du côté d’Ambohibao par exemple, le prix du litre d’huile en vrac est passé de 8 700 Ar à 9 500 Ar. L’huile cachetée, quant à elle, a atteint les 10 000 Ar le litre. «J’ai du mal à m’en sortir. Dans ma famille, on est obligé de nous contenter du stricte nécessaire. On n’a pas droit à des extras », déplore Holisoa, mère célibataire dudit quartier. Les prix des autres denrées alimentaires se sont également envolés dans les marchés de quartier. Le riz (local ou importé), la farine, le sucre, les pâtes, etc coûtent chers pour les Malgaches en ce moment. Et selon Niry, marchant du côté d’Ankadifotsy Befelatanana, « le changement des prix des PPN se fait toutes les semaines. La hausse est comprise entre 300 et 500 Ar ». Notre source de souligner que les produits tels que l’huile, le savon et la farine sont les plus touchés par cette flambée des prix.

Baisse. Face à des portefeuilles limités, et une certaine incapacité de l’État à stabiliser les prix des PPN, beaucoup de ménages adoptent la politique du « consommer moins et consommer low cost ». « Il m’est difficile d’augmenter mon revenu et d’élargir mon portefeuille. Pour survivre, ma famille consomme moins, bien en-deçà de la normale. Aussi, je dois faire mes courses là où les produits sont les moins chers. C’est obligé », peste Holisoa, la mère célibataire d’Ambohibao. La même approche est adoptée chez la famille de Bruno, un père de famille d’Ambolokandrina. « Comme les prix affolent, on doit réduire autant que possible aussi bien la quantité que la qualité de ce que nous consommons à la maison. Et pour une mère ou un père de famille, c’est très dur à vivre. Surtout que vous avez des enfants qui éprouvent le besoin de vivre comme les enfants d’une famille normale », déplore Bruno. La situation impacterait également la capacité des ménages à gérer les éventuelles urgences. « Notre budget arrive à peine à subvenir à nos besoins. On ne peut pas rester là et ne pas consommer. Si jamais un membre de ma famille est malade ou doit absolument être hospitalisé, je ne saurai pas comment je vais m’en sortir car on le sait tous, qui dit hospitalisation dit beaucoup d’argent à dépenser », fulmine quant à elle Nana, habitante du quartier d’Ivandry. De leur côté, les autorités étatiques avancent des discours et des promesses sur une « imminente » stabilisation des prix. Entre les coups de communication faisant savoir qu’elles travaillent et les divers discours, la population attend des actions concrètes et de réels impacts sur leur quotidien.

José Belalahy

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